Bain et Huawei jettent l'éponge pour la reprise de 3Com
La Tribune
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3Com, l'un des fournisseurs de services télécoms de l'administration américaine, devait être racheté par Bain Capital et Huawei, le plus gros équipementier télécoms de Chine, pour 2,2 milliards de dollars. Mais la réticence des autorités américaines a mis fin au projet. Les deux investisseurs ont annoncé jeudi soir qu'ils "mettaient fin" à leur proposition de racheter le groupe américain de haute technologie.
Selon Bain, la commission sur les investissements étrangers (CFIUS) "a dit qu'elle comptait agir pour faire interdire cette transaction". Le fonds d'investissement devait détenir 83,5% du capital et 8 des 11 sièges d'administrateurs. Huawei, le plus gros équipementier télécoms de Chine, se serait vu attribuer 16,5% du capital et les sièges restants.
L'hostilité des autorités américaines à ce rachat avait déjà conduit le mois dernier au retrait du projet en l'état. Les trois groupes avaient indiqué qu'ils comptaient alors en proposer une nouvelle version.
"Bain Capital a fait plusieurs propositions alternatives, qui nous semblaient pouvoir répondre aux inquiétudes soulevées par la Commission", a poursuivi le groupe. "Nous regrettons de ne pas avoir pu tomber d'accord sur une transaction alternative", a-t-il conclu.
De so côté, 3Com a réagi jeudi soir, en affirmant, dans un communiqué, qu'il ne pensait pas que les motifs invoqués par Bain Capital pour mettre un terme à leur accord étaient "valides". Il compte par conséquent demander à Bain "66 millions de dollars d'indemnités" pour la rupture de leur accord.
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