La consommation des ménages se tasse nettement en mars

Selon l'Insee, les dépenses en produits manufacturés ont reculé de 1,7% le mois dernier. Les ventes de textile-cuir ont été particulièrement décevantes.

Le moteur principal de l'économie française est bel et bien en train de se gripper. Hésitantes depuis plusieurs mois, les dépenses de consommation des ménages en produits manufacturés ont reculé de 1,7% au mois de mars selon l'Insee, plombées par les ventes de textile-cuir. Elles avaient progressé de 1,3% en février (chiffre révisé de +0,1 point), en données corrigées des variations saisonnières.

Sur un an, la consommation des produits manufacturés, qui représente environ un quart de la consommation totale des ménages en France, progresse de 1,2%, selon l'Institut national de la statistique.

Sur le premier trimestre 2008, les dépenses de consommation des ménages en produits manufacturés augmentent de 0,6% (contre -0,1% au premier trimestre 2007).

Dans le seul champ "commerce" (commerce de détail), ces dépenses de consommation reculent de 2,3%, après +0,3% en février. La consommation des ménages se replie dans presque tous les secteurs, mais c'est celui du "textile-cuir" (-7,9% après +1,4% le mois précédent) qui accuse la plus forte baisse. Ce secteur "contribue ainsi pour -1,6 point à la baisse des dépenses en produits manufacturés", note l'Insee.

Sur l'ensemble du premier trimestre 2008, elles se redressent néanmoins (+1,1 % après -3,2 % au quatrième trimestre de 2007).

Les dépenses de consommation en "biens durables" sont en baisse de 1,1%, après +3,3% en février, avec des achats en automobiles qui reculent de 1,5% (contre +7,6% en février). Les dépenses en biens d'équipement du logement (électronique grand public, électroménager, meubles) continuent à diminuer, de 0,7%, après -0,2% le mois précédent. Sur l'ensemble du trimestre, les dépenses en biens de consommation durables se tassent à +1% (contre +2% sur un an).

"C'est la première alerte sérieuse sur la conjoncture française depuis le début de l'année. Il paraît clair que, dans un contexte où la montée de l'inflation a fait descendre l'indice de moral des ménages à un plus bas historique, les Français ajustent leurs comportements", constate Nicolas Bouzou chez Asteres. Selon l'économiste, si cette situation devait perdurer au cours des prochains mois, l'activité pourrait stagner au deuxième trimestre.

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