Le Medef veut développer l'intéressement dans les PME

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Moins de 10% des entreprises de moins de 50 salariés utilisent aujourd'hui ce système, il faut que l'on passe vite à plus de 50%, selon Laurence Parisot qui dirige l'organisation patronale.

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a dit jeudi vouloir "booster" l'intéressement dans les petites entreprises en instaurant un crédit d'impôt sur l'impôt sur les sociétés (IS), pour celles qui le mettraient en place.

"Nous avons en France des systèmes - participation et intéressement-, qui n'existent nulle part ailleurs mais qui sont sous-utilisés", a souligné Mme Parisot sur RMC.

Mettant de côté la participation, "qui est un mécanisme complexe et pas le plus adapté au monde d'aujourd'hui", elle a estimé qu'il fallait "booster l'intéressement le plus vite possible, notamment dans les entreprises de moins de 50 salariés".
"Moins de 10% de ces entreprises utilisent aujourd'hui ce système, il faut que l'on passe vite à plus de 50%", a dit Laurence Parisot.

"Aujourd'hui les formules sont compliquées et il faut passer par un référendum dans l'entreprise pour mettre en place un accord d'intéressement", a-t-elle rappelé.
"Je propose que pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés, ça puisse être mis en place par décision du chef d'entreprise et que, avec une formule simple liée aux résultats de l'entreprise, les salariés puissent profiter de ces profits", a-t-elle ajouté.

Pour développer le système, Mme Parisot a proposé que toutes les entreprises qui mettent en place le système bénéficient d'un crédit d'impôt sur l'IS.
Il serait égal à "30% des sommes versées lorsqu'il n'existe pas de plan d'intéressement dans l'entreprise, pour les plans mis en place dans les 3 ans à venir" et à "15% des sommes versées pour celles ayant déjà un plan d'intéressement", a précisé le Medef dans un communiqué.

L'organisation patronale souhaite par ailleurs "étendre le champ des bénéficiaires de l'intéressement aux chefs d'entreprise de 100 à 499 salariés".
La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) avait de son côté prôné la semaine dernière la mise en place d'un "taux intermédiaire" d'IS pour inciter à la mise en place de la participation et l'intéressement.
En janvier, le président Nicolas Sarkozy s'était dit prêt "à avoir un impôt sur les bénéfices différencié pour les entreprises de moins de cinquante salariés qui se lanceraient dans la participation et dans l'intéressement".

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