Les salariés de Dacia ont entamé leur deuxième semaine de grève

Les nouvelles négociations avec la direction de l'usine du groupe Renault en Roumanie ont échoué. Les syndicats réclament une augmentation de salaire de plus de 50%. Le tribunal de Pitesti doit rendre mercredi sa décision sur la légalité de la grève.

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La grève se poursuit à l'usine Dacia de Pitesti en Roumanie. Les salariés du premier constructeur automobile roumain ont entamé lundi dernier une grève pour des augmentations de salaires et l'amélioration de leurs conditions de travail. Or, les négociations entre la direction et les syndicats sont au point mort, la nouvelle rencontre lundi ayant échoué. "Nous sommes dans la même situation que vendredi, il n'y a pas eu de nouvelle offre", a déclaré à l'AFP Nicolae Pavelescu, l'un des responsables syndicaux.

Les négociations doivent se poursuivre mardi, mais le porte-parole de la direction n'a pas indiqué si celle-ci allait mettre de nouvelles propositions sur la table. Pour l'heure, les syndicats réclament une hausse mensuelle des salaires d'environ 148 euros, ce qui porterait le salaire mensuel moyen brut à environ 435 euros contre 285 euros actuellement. La direction propose de son côté une augmentation "qui assure à chaque employé une hausse des revenus d'au moins 250 lei (67 euros) brut par mois", dont 90% seraient accordés à partir du 1er janvier 2008.

La direction a saisi lundi dernier le tribunal de Pitesti, contestant la légalité de la grève. Elle accuse le syndicat de l'avoir déclenchée "avant de parcourir toutes les étapes des négociations" et d'avoir exagéré le nombre de grévistes. La décision de justice est attendue mercredi.

Après la CGT du groupe Renault, la confédération FO a apporté vendredi son soutien aux grévistes de Dacia, jugeant "légitime" leur mobilisation. "Il est anormal que, pour réaliser des profits, les entreprises délocalisent à l'Est sur le dos des travailleurs. La hausse de salaire demandée est justifiée: il est de notoriété publique que Renault, avec la vente des véhicules commercialisés en Roumanie, en Europe et dans le monde, établit des records de vente et donc de profits qui doivent être partagés par ceux qui les ont créés", estime le syndicat dans un communiqué.

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