Faible croissance du secteur manufacturier français en mai

L'indice des directeurs d'achats (PMI), qui mesure la performance globale de l'industrie manufacturière, s'est établi à 51,5 contre 51,1 en avril. L'euro fort et le ralentissement américain pèsent sur l'activité.

La croissance du secteur manufacturier français est restée faible en mai avec un indice des directeurs d'achats (PMI) qui est légèrement remonté par rapport à avril mais affiche néanmoins son deuxième plus bas niveau des sept derniers mois, selon l'enquête mensuelle NTC/CDAF publiée ce lundi. L'indice désaisonnalisé des acheteurs (IDA/PMI), qui mesure la performance globale de l'industrie manufacturière, s'est établi à 51,5 dans sa version définitive, contre 51,1 en avril, et se maintient ainsi au-dessus de la barre de 50 qui marque la frontière entre expansion et contraction de l'activité. Il est également légèrement supérieur à l'indice "flash" publié le 23 mai et qui était ressorti à 51,3.

La production manufacturière a continué d'augmenter le mois dernier, mais avec un taux d'expansion qui se replie pour le quatrième mois consécutif et enregistre son plus bas niveau depuis octobre. "La faiblesse de la croissance porte principalement sur le secteur des biens intermédiaires, l'activité rebondissant dans le secteur des biens de consommation et la production des biens d'équipement progressant fortement", indiquent NTC et la Compagnie des directeurs d'achat (CDAF) dans un communiqué.

Le volume des nouvelles commandes a en revanche progressé légèrement en mai après avoir baissé en avril. La hausse des carnets de commandes tient à une amélioration de la demande intérieure, alors que les nouvelles affaires à l'export ont diminué pour le troisième mois consécutif.

Au plan de l'emploi, les effectifs manufacturiers ont diminué en mai pour la première fois depuis quatre mois, mais le sous-indice à 49,4 contre 50,5 en avril "ne met en évidence qu'un très faible taux de suppression d'emplois", souligne le communiqué. De son côté, malgré un nouveau repli par rapport au plus haut de vingt mois enregistré en mai, l'inflation du prix des achats est restée soutenue, reflétant notamment la hausse des prix du pétrole et de l'acier même si la vigueur de l'euro a atténué le coût des matières premières importées.

Les prix de vente ont également augmenté de manière importante au cours du mois écoulé, les entreprises s'efforçant de répercuter sur leurs clients l'augmentation de leurs coûts. Le sous-indice correspondant a atteint un plus haut de trois mois, à 58,6 contre 57,2 en avril.

"Bien que l'on observe des signes de raffermissement de la demande intérieure, les exportations demeurent un frein à la croissance des carnets de commandes. La force de l'euro et la faiblesse de la demande en provenance des Etats-Unis et d'autres marchés extérieurs continuent en effet de peser sur les ventes à l'export", indique Jack Kennedy, économiste à NTC Economics, cité par Reuters.

"L'industrie manufacturière devrait donc s'avérer incapable d'apporter un soutien significatif à la croissance économique globale au cours du deuxième trimestre, et le rebond du PIB enregistré au cours du premier trimestre (0,6%) devrait faire place à une forte modération", ajoute l'économiste.

Pour la zone euro, l'indice PMI recule moins que prévu
L'indice des directeurs d'achats (PMI) dans le secteur manufacturier de la zone euro a baissé un peu moins que prévu en mai, pour s'établir à 50,6 points contre 50,7 points en avril, selon des sources de marché citées par Dow Jones Newswires. Dans sa première estimation "flash" le 23 mai, l'institut NTC Economics tablait sur un indice à 50,5 points.

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