RWE cherche un repreneur pour son réseau de gazoducs

Le groupe énergétique allemand annonce viser un repreneur "stratégique" pour son réseau gazier. Il a du s'en séparer pour mettre un terme à une procédure antitrust lancée à son encontre par Bruxelles.

RWE cherche un repreneur "stratégique" pour son réseau de gazoducs en Allemagne. C'est le patron du groupe, Jürgen Grossmann, qui l'annonce ce lundi dans le journal régional Westdeutsche Allgemeine Zeitung. Le groupe énergétique allemand propose de vendre ce réseau de transmission de gaz de 4.100 kilomètres en Allemagne, soit près de 10% du réseau total de transport du gaz que se partagent onze opérateurs, pour mettre un terme à une procédure antitrust lancée à son encontre par Bruxelles.

"Nous n'avons aucun intérêt à vendre notre réseau contre des liquidités. Car nous n'avons pas de problème de liquidités. En revanche, nous essayons d'employer la vente de notre réseau gazier à des fins de croissance stratégique", a affirmé Jürgen Grossmann.

Samedi, RWE a capitulé devant la Commission Européenne en annonçant son intention de céder à un opérateur indépendant son réseau de gazoducs en Allemagne en l'espace de deux ans.

La Commission européenne, qui avait lancé en mai 2007 une procédure antitrust contre RWE, a indiqué de son côté qu'elle mettrait cette offre à l'épreuve du marché avant d'arrêter ses investigations.

La Commission soupçonnait RWE d'avoir utilisé sa position dominante sur le marché, principalement en Rhénanie du Nord-Westphalie (ouest de l'Allemagne), pour exclure illégalement des concurrents potentiels sur le marché de la fourniture du gaz.

Affirmant que pour améliorer la concurrence dans le gaz et l'électricité en Europe, il fallait séparer la production du transport et de la distribution, la Commission pousse les sociétés publiques ou privées qui intégraient jusque-là les deux activités à vendre tout ou partie de leurs réseaux.

En se séparant de ces réseaux de gaz, RWE suivrait l'exemple de son concurrent national EON, qui va lui-même vendre son réseau de lignes à haute tension sous la pression de la Commission européenne.

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