Pierre et Vacances : perte nette triplée au premier semestre

La perte nette du groupe de loisirs atteint 22,3 millions d'euros, et sa perte opérationnelle se creuse à 39 millions d'euros. Les six premiers mois de l'exercice sont traditionnellement une période déficitaire pour les activités touristiques.

Premier semestre difficile pour Pierre et Vacances. Le groupe immobilier et de résidences de loisirs a vu sa perte nette presque tripler à 22,3 millions d'euros pour les six premiers mois de son exercice 2007-2008 (octobre à mars). La perte opérationnelle courante s'est également creusée à 38,3 millions d'euros, contre 11,3 millions d'euros lors de la même période de l'exercice précédent.

Déjà publié, le chiffre d'affaires semestriel ressort en repli de 17,9% à 613,8 millions d'euros, en raison de la baisse de l'activité immobilière.

Pierre et Vacances souligne toutefois que le premier semestre est "structurellement" déficitaire en raison de la saisonnalité du tourisme. Le chiffre d'affaires de la saison d'hiver est plus faible que celui réalisé sur la saison d'été, alors que les charges fixes sont enregistrées de façon linéaire.

Pour l'ensemble de l'exercice 2007-2008, le groupe français s'est fixé un objectif de bénéfice opérationnel courant compris entre 95 et 100 millions d'euros, en léger retrait par rapport aux 105,2 millions d'euros dégagés pendant l'exercice 2006-2007.

Cet objectif tient compte des réservations pour ses activités touristiques au second semestre, qui sont en hausse de 10% pour Center Parcs Europe et de 4% pour les marques de Pierre et Vacances Europe.

"Les bonnes performances des activités touristiques devraient ainsi permettre de compenser l'essentiel de la diminution d'activité de l'immobilier", qui est "liée à une politique prudentielle d'acquisitions (et non à un ralentissement de la commercialisation)", relève le groupe dans son communiqué.

Il note aussi le "redéploiement des activités immobilières avec la finalisation de projets de grande envergure", qui représentent, au-delà des opérations en cours, "un potentiel de chiffre d'affaires d'un milliard d'euros".