"Les marchés émergents ne seront pas touchés par le ralentissement américain", selon Raffeisen Capital Management

Que ce soit en Asie, en Russie ou dans les pays d'Europe centrale et orientale (PECO), la croissance est au rendez-vous. Ces pays émergents affichent un profil particulier. Et présentent quelques attraits du point de vue boursier.

La première économie du monde sombre dans la récession. "Et alors ?", répond Zoltan Koch, gérant chez Raffeisen Capital Management, "cinq des dix premières capitalisations du globe sont aujourd'hui originaires de Chine, de Russie ou du Brésil". Pour le gérant, le ralentissement de l'économie américaine n'entravera pas la soif de développement de ces nouvelles puissances, gage d'une croissance pérenne pour les années à venir.

Que ce soit en Asie, en Russie ou dans les pays de l'Europe centrale et orientale (PECO), "le bas niveau des coûts de main d'oeuvre, la faiblesse de l'impôt sur les sociétés et un énorme besoin d'investissement en infrastructures, conjugués à de gigantesques réserves en matières premières fortement demandées dans le monde entier devraient continuer de garantir une croissance exceptionnelle pendant encore plusieurs années - voire des décennies", résume Zoltan Koch, chargé de gestion chez Raffeisen Capital Management, la première société de gestion autrichienne.

Spécialiste des PECO, le gérant assure que "de nombreux indicateurs montrent que la convergence vers laquelle tend l'Europe centrale et orientale devrait continuer de porter ses fruits au cours des prochaines années, y compris pour les investisseurs qui y bénéficient d'un univers de placements qui s'est grandement étoffé ces dernières années".

Plus à l'est, la performance du fonds Russian Equities reflète la transformation d'une ancienne superpuissance sur le déclin en un acteur mondial affichant l'un des taux de croissance les plus élevés de la planète. Lancé début mai, Raffeisen Russian Equities affiche une progression d'un peu plus de 8%. "Les finances de l'Etat ayant été assainies, les excédents réalisés permettent aujourd'hui à la Russie d'engager les prochaines étapes de son processus de rattrapage, notamment dans les infrastructures, la recherche et la modernisation de ses forces armées. La forte hausse de la consommation des ménages, portée par les augmentations de salaires qui ont accompagné le boom économique de ces dernières années, a en outre fait exploser la demande intérieure", explique Zoltan Koch.

Inutile de revenir sur le l'explosion de la Chine dont la croissance devrait encore atteindre 9,5% cette année, ou de l'Inde où 300 milliards d'investissements sont attendus dans les infrastructures d'ici cinq ans.

L'enthousiasme du gérant contraste toutefois avec les rangs de plus en plus clairsemés des partisans de la théorie du découplage des économies émergentes. Beaucoup anticipent désormais un impact - encore difficilement chiffrable - du ralentissement de l'économie américaine sur les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). La crise des subprimes a d'ailleurs durement touché les marchés actions émergents, et les fonds commercialisés par Raffeisen en France accusent tous un recul depuis le 1er janvier (hormis le fonds Russian Equities). "Les marchés émergents sont intéressant car il y a un risque", justifie Zoltan Koch. "Et qui dit risque, dit meilleur rendement".

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