La négociation sur la pénibilité au travail devrait échouer

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Les syndicats ont rejeté mardi les propositions patronales. Ils en appellent au gouvernement alors que débutent les discussions sur les retraites.

La pénibilité au travail ne devrait pas faire l'objet d'un accord national interprofessionnel, syndicats et patronat ne parvenant pas, malgré plus de trois ans de discussions, à rapprocher leurs positions. Une réunion de la dernière chance aura lieu le 21 avril. Reste à savoir ce que fera le gouvernement en cas d'échec. Les syndicats souhaitent que les pouvoirs publics reprennent la main sur ce dossier.

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a demandé mercredi sur France info que "maintenant le pouvoir politique intervienne". Ce syndicat a déjà fait un "constat d'échec" de la négociation, qui n'a "pas avancé d'un millimètre" en trois ans. A l'instar de la CGC, la CGT n'est pas certaine de se rendre à la réunion le 21 avril. Ces deux syndicats prendront leur décision quant à leur participation aux discussions du 21 avril après avoir été reçus par le ministre du travail Xavier Bertrand dans le cadre de la consultation sur la réforme des retraites, qui débute jeudi.

Les syndicats ont rejeté mardi les nouvelles propositions patronales, jugeant notamment les critères arrêtés par le patronat permettant d'accéder à un dispositif de temps partiel ou de départ anticipé à la retraite pour les salariés ayant été exposés à de fortes pénibilités "trop serrés", selon la CGC. Ces critères prévoient notamment de réserver le dispositif pénibilité aux salariés de 58 ans qui auront travaillé 40 ans, dont 30 ans soumis à un facteur de pénibilité et dix ans soumis à trois facteurs.

"Il n'y a aucun moyen de rentrer dans le dispositif", estime FO. Par ailleurs, les syndicats contestent le fait que le patronat souhaite faire financer le dispositif pénibilité qu'il propose par la collectivité nationale. "La délégation du Medef a clairement dit qu'il fallait que le dispositif ne coûte rien aux entreprises", déplore la CGT.

Le patronat met en avant deux avancées: le fait que toutes les catégories de salariés pourront accéder au dispositif et pas seulement les ouvriers et les employés, et l'intégration des risques psycho-sociaux (stress notamment) dans les critères de pénibilité.

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