Espionnage industriel : un salarié de Renault mis en examen

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Un employé de Renault a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire après la plainte pour espionnage industriel déposé par le constructeur français. Le journaliste d'AutoPlus placé en garde-à-vue hier dans la même enquête est toujours entendu par la police.

"Un salarié de Renault a été mis en examen à la suite d'une enquête interne", a déclaré une porte-parole du constructeur, ce mercredi 16 juillet. Travaillant au Technocentre, qui élabore les modèles automobiles, il est soupçonné d'être un informateur du magazine spécialisé AutoPlus. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

L'affaire a démarré il y a un an, lorsque Renault a porté plainte pour espionnage industriel. Elle a été déclenchée par la publication dans le magazine AutoPlus de photos de futurs modèles bien avant leur présentation officielle. Le constructeur français souhaite savoir lequel ou lesquels de ses employés ont pris des photos avec un téléphone portable de très bonne résolution et les ont transmises au journal.

Hier mardi, un journaliste de la rédaction d'AutoPlus a été placé en garde-à-vue et les locaux du magazine perquisitionnés dans la journée dans le cadre de cette affaire d'espionnage industriel, une première dans l'histoire de la presse automobile. Le journaliste est toujours entendu par la police ce mercredi.

La ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, s'est dite "mal à l'aise" avec la garde-à-vue du journaliste et a estimé qu'il était "urgent" que le projet de loi sur la protection des sources soit discuté au Sénat.

Cette affaire a provoqué une vive réaction de l'association Reporters sans frontières, qui réclame sa "libération immédiate". Dans un communiqué, l'organisation a rappelé que "la protection du secret des sources journalistiques est l'une des pierres angulaires de la liberté de la presse" et estimé que ce principe avait été "violé".

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