L'aciérie d'ArcelorMittal à Gandrange toujours en grève
La Tribune
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Les salariés de l'usine ArcelorMittal à Gandrange en Moselle, en grève depuis lundi soir, ont reconduit leur mouvement jeudi malgré l'ouverture de négociations vendredi sur le plan social qui doit toucher le site. Ces négociations porteront sur les conditions de reclassement des 575 salariés dont les postes doivent être supprimés d'ici à 2009 sur le site.
"Les salariés ont décidé de reconduire le mouvement au moins jusqu'à demain et on verra, à l'issue des négociations, si les réponses apportées par la direction sont satisfaisantes ou non", a affirmé Jacky Mascelli, secrétaire de la CGT. Depuis lundi soir, les accès à l'usine sont bloqués par environ 200 ouvriers.
Par ailleurs, la direction générale d'ArcelorMittal France a demandé l'intervention de la police pour lever des piquets de grève bloquant depuis mardi l'accès à l'aciérie de Gandrange (Moselle), a indiqué jeudi la CGT. Interrogée sur une éventuelle intervention des forces de l'ordre, la préfecture de Lorraine a indiqué qu'elle n'avait pas été "saisie (d'une demande d'intervention) par la direction d'ArcelorMittal".
Saisi en référé par la direction d'ArcelorMittal, premier sidérurgiste mondial, le tribunal de grande instance de Thionville (Moselle) a rendu "une ordonnance de dispersion des blocages et de ré-ouverture des portes pour assurer le libre accès" au site, selon un communiqué publié jeudi par Bernard Lauprêtre, directeur de Gandrange.
La grève a été déclenchée à l'initiative de la CGT, qui estime que le plan social présenté par la direction le 4 avril "ne donne aucune garantie sociale collective". "En cas de refus de reclassement ce sera le liceciement. C'est inacceptable", estime Jacky Mascelli. Ce plan prévoit notamment un reclassement des salariés dans des sites d'ArcelorMittal à Schifflange (Luxembourg) et Florange (Moselle).
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