Au magasin Carrefour de Marseille, la grève sur les salaires dure toujours

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Depuis la journée nationale d'action dans la grande distribution du 1er février à l'appel de la CGT, de la CFDT et de FO, le plus grand hypermarché Carrefour de Marseille est toujours en grève. Caissières, employés de rayon et manutentionnaires réclament une revalorisation salariale.

C'est un cas unique en France. L'hypermarché Carrefour du centre commercial Grand Littoral à Marseille, le plus grand de la cité phocéenne, est toujours en grève depuis l'appel de la CGT, de la CFDT et de FO à une journée nationale d'action dans la grande distribution le 1er février. Les revendications des trois syndicats portaient sur les salaires, le travail du dimanche et le temps partiel. Le Carrefour au nord de Marseille est resté rideau de fer baissé neuf des onze derniers jours, dont lundi, et les discussions entre la direction et les syndicats sont dans l'impasse.

Les salariés en grève, caissières mais aussi employés de rayon et manutentionnaires, réclament une revalorisation de leurs salaires, qui se montent à "950 euros ou moins mensuels". Après avoir réclamés une prime exceptionnelle, les salariés sont prêts à accepter une augmentation des tickets restaurant et d'autres points de revalorisation. "On ne demande pas la lune, on veut au moins que le ticket restaurant qu'on nous donne pour déjeuner passe de 3,05 à 4,50 euros. C'est abordable non ?", explique à l'AFP Smaïl Aït Atmane, délégué syndical CFDT.

"Avec 3 euros, on n'a pas assez pour s'acheter un sandwich à la pause. Cela m'étonnerait que mon directeur mange pour 3 euros à midi", explique une caissière, qui perçoit 840 euros par mois pour 30 heures de travail par semaine. Plus d'une centaine de salariés, sur les 571 que compte l'établissement, en sont à leur onzième jour de grève. Ils boquent lundi, avec des chariots vides, les entrées du parking du centre commercial, sous l'oeil compréhensif des clients.

La direction de l'établissement, qui a demandé lundi une nouvelle médiation à la direction du travail, propose de "revaloriser certains contrats en faisant passer des gens de 30 à 33 heures et une subvention de 35.000 euros au comité d'entreprise", selon Sylvie Cottin, responsable communication. Pour elle, "les tickets restaurants ne sont de toute façon pas une obligation chez Carrefour", estimant que "ce genre de revendication n'a jamais eu gain de cause". L'intersyndicale a qualifié, de son côté, de "poudre de perlimpinpin" les propositions de la direction.

La grève du 1er février dans la grande distribution a été un "succès historique", selon les trois syndicats, qui ont réussi un mouvement unitaire pour la première fois dans le secteur. Selon l'évolution des négociations salariales dans la branche, ils menacent d'un nouvel appel à la grève mi-mars.

Grève dans dix-sept McDo franchisés de la région
Les salariés de dix-sept restaurants McDonald's franchisés de la région de Marseille se sont mis en grève lundi pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail et leurs rémunérations. Les employés de Francesco Brescia, le plus gros franchisé McDonald's de France, s'insurgent contre des "salaires trop bas qui ne permettent pas aux salariés de vivre dans des conditions normales, les ouvertures 24 heures sur 24, des ventes extérieures en plein hiver et l'allongement du travail de nuit".

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