Spécial JO : golf, tennis ou squash, les "happy few" chinois ne sont plus si "few"

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Il est des sports qui contribuent au statut social de celui qui les pratique. Golf, tennis ou squash en font partie. Pour différentes raisons, pratiques, économiques ou sociales, ces sports restent réservés à quelques "happy few" qui s'ils restent peut être "happy" ne sont, en Chine, plus tellement "few".

Les Chinois pratiquent tous les sports. Depuis les arts martiaux les plus traditionnels jusqu'au ski, aucune discipline n'est aujourd'hui inconnue en Chine. L'équipe chinoise des JO avec plus de 600 athlètes couvre pratiquement la totalité des disciplines olympiques. Mais parmi la palette de sports pouvant être pratiqués aujourd'hui en Chine, certains sports comme le tennis, le golf ou le squash sont porteurs d'une image qui contribue au statut social. Ces disciplines sont non seulement rares et chères mais, occidentales, elle se parent de toutes les composantes d'activités réservées à un élite : adhésion à un club, utilisation d'accessoires, tenues vestimentaires particulières...

En Europe, 8% de la population pratique l'un de ces trois sports. Cette proportion est stable depuis plusieurs années même si l'on observe une légère progression des pratiquants de plus de 25 ans (6% en 2005 et 8% en 2007).

En Chine, la pratique de ces sports se développe très rapidement. En 2005, seulement 4% de la population urbaine les pratiquaient. En 2007, ils sont déjà 7%. La progression est particulièrement forte chez les plus de 25 ans qui passent de 2 à 5%. Ce pourcentage atteint 11% chez les chinois ayant suivi un cursus universitaire.

D'autres sports plus rares, plus chers et plus marqués socialement se développent en Chine. C'est le cas du yachting et de la navigation de plaisance qui connaissent un essor phénoménal (marina de Shenzen, Qingdao International Yacht Club, participation de la Team China à la Coupe de l'America).

L'enrichissement progressif de différentes strates de la population chinoise pousse les catégories sociales les plus avancées dans ce processus à trouver de nouveaux moyens de se différencier des suivants. La consommation et les modes de vie sont autant de moyens de différenciation. L'accès à des sports "de luxe" tels que le tennis, le golf ou le squash participent à cette différenciation non seulement par leur image mais par tous les à côtés qu'ils imposent : vêtements, accessoires, vocabulaire ...

8% des Chinois urbains pratiquent ces sports, cela représente déjà plusieurs millions d'individus. Les "happy few" ne sont déjà plus si "few".

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