Nicolas Sarkozy annonce 2,5 milliards d'euros d'aide sur cinq ans pour le secteur privé africain

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Au Cap, le chef de l'Etat affirme souhaiter que la France contribue directement à la création d'entreprises africaines génératrices d'emploi. Parallèlement, il annonce la remise à plat de la présence militaire française en Afrique.

Nicolas Sarkozy a promis ce jeudi une aide supplémentaire de 2,5 milliards d'euros sur cinq ans au secteur privé en Afrique. "Je souhaite (...) que (la France) contribue directement à la création d'entreprises africaines génératrices d'emploi", a déclaré le président dans un discours devant le parlement sud-africain, au Cap.

Pour ce faire, l'Agence française de développement (AFD) mettra en oeuvre une initiative en trois volets, a-t-il détaillé: un fonds d'investissement de 250 millions d'euros prendra des participations dans d'autres fonds mixtes ou thématiques "de façon à développer les entreprises africaines" ; un fonds de garantie de 250 millions d'euros sera créé pour faciliter l'accès des PME africaines au crédit bancaire et au capital ; et l'activité de l'AFD en faveur du secteur privé sera doublée, "soit un engagement de 2 milliards d'euros en cinq ans", selon le président.

"Au total, l'initiative de la France mobilisera 2,5 milliards d'euros en cinq ans, qui financeront directement ou indirectement 2.000 entreprises africaines, pour la création de 300.000 emplois", a fait valoir Nicolas Sarkozy. "En intégrant cette initiative, le total des engagements financiers français bilatéraux pour l'Afrique subsaharienne s'élèvera donc à 10 milliards d'euros sur les cinq prochaines années", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le chef de l'Etat a annoncé une remise à plat de la présence militaire française en Afrique. "J'annoncerai la renégociation de tous les accords militaires de la France", lors d'un discours dans l'après-midi devant le parlement sud-africain, a déclaré jeudi matin Nicolas Sarkozy au Cap. "La France n'a pas à jouer un rôle de gendarme en Afrique", avait-il justifié plus tôt dans le quotidien sud-africain The Star.

La remise à plat annoncée devrait donc se traduire par la fermeture d'un certain nombre de bases et une réduction des quelque 9.000 soldats déployés sur le continent. "Certaines bases vont disparaître", a expliqué à l'AFP (Agence France Presse) une source diplomatique à Paris. Le sort de celle d'Abidjan semble d'ores et déjà scellé. "Une fois la fin de la crise en Côte d'Ivoire, c'est fini, nous partirons", a précisé cette source, sans fixer de calendrier.

Paris a récemment annoncé que les effectifs de ce contingent Licorne seraient ramenés d'ici fin mars de 2.400 à 1.800 soldats. L'avenir des autres bases permanentes au Sénégal (1.100 hommes), au Gabon (900) et à Djibouti (2.900) est, lui, toujours en cours d'examen. En outre, 1.500 hommes sont actuellement déployés au Tchad dans le cadre de l'opération Epervier et 200 autres en Centrafrique.

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