France : nouvelle chute de la consommation des ménages en avril

La consommation des ménages a enregistré une baisse inattendue de 0,8% en avril, après un repli de 1% en mars. Sur un an, la hausse de la consommation n'est que de 0,4%. Selon les directeurs d'achat, l'activité se maintient dans l'industrie, mais ralentit dans les services en mai.

Mauvaise nouvelle pour l'économie française. La consommation des ménages en produits manufacturés a enregistré une baisse inattendue de 0,8% en avril, après un repli de 1% (-1,7% en première estimation) en mars, selon des données corrigées (CVS/CJO) publiées ce vendredi par l'Insee.

Ce recul s'explique par la baisse de quasiment toutes les composantes du commerce (-0,6% au total), notamment l'automobile (-2,7%) et le textile-cuir (-3%), à l'exception des biens d'équipement (+1,6%).

Les économistes interrogés par Reuters s'attendaient en moyenne à un rebond de 0,7% en avril, leurs prévisions allant de 0,1% à 1,5%. Sur douze mois, la progression de la consommation des ménages en produits manufacturés revient ainsi à 0,4%.

"Les chiffres publiés ce matin, commente l'économiste Nicolas Bouzou (Asterès), confirment en particulier que la politique de soutien à la demande mise en oeuvre pendant la première année du quinquennat (une trentaine de mesures en faveur du pouvoir d'achat) n'a eu aucune prise sur la consommation (sur le déficit public, en revanche, oui). Espérons qu'il n'est pas trop tard pour faire comprendre que, dans une économie de marché, ce sont les entreprises qui créent le pouvoir d'achat et pas le gouvernement. La consommation des ménages découle d'un bon pouvoir d'achat, lequel émane d'entreprises qui investissent et réalisent des gains de productivité."

L'activité se maintient dans l'industrie, mais ralentit dans les services
L'activité a continué de progresser dans le secteur privé français en mai, à un rythme un peu supérieur dans l'industrie, mais a ralenti dans les services, selon les indicateurs "flash" publiés vendredi par la Compagnie des directeurs d'achat (CDAF) et NTC. L'indice flash PMI des services a fléchi à 50,7, selon cette estimation précoce, au plus bas depuis juin 2003, contre 52,8 en avril. Il se rapproche ainsi dangereusement du seuil de 50 qui marque la différence entre une activité en expansion ou en contraction, alors qu'il était encore à 57,3 en mars. L'indice de l'industrie est au contraire remonté à 51,3 contre 51,1, alors qu'il était attendu en repli à 51. L'indice composite pour les deux secteurs a reculé à 51,3 contre 52,9, soit son plus bas niveau depuis juillet 2003.

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