Etats-Unis : nouveaux signes de ralentissement de l'activité
La Tribune
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Et deux nouveaux mauvais indicateurs pour l'économie américaine. L'indice de la Réserve fédérale de Philadelphie, publié ce jeudi, est ressorti en baisse à -24 en février contre -20,9 en janvier, au plus bas depuis février 2001, attestant d'une accélération de la contraction de la production dans la région couverte par la Philly Fed.
L'indice est en outre bien inférieur au consensus des économistes qui donnait un indice de -11. En deçà de zéro, l'indice témoigne d'une contraction de l'activité industrielle de la région considérée.
La composante des nouvelles commandes, quoique restant négative, remonte un peu cependant, à -10,9 contre -15,2, tandis que celle de l'emploi remonte dans le positif, à 2,5 contre -1,5. La composante des prix payés recule légèrement à 46,6 contre 49,8. Un repli notable est observé au niveau des conditions d'activité des entreprises à un horizon de six mois, qui passe dans le rouge à -16,9 contre 5,2, tandis que les perspectives d'investissement des entreprises industrielles à six mois chutent à 1,7 contre 19.
Par ailleurs, l'indice des indicateurs avancés a baissé de 0,1% en janvier, signant ainsi son quatrième mois consécutif de déclin, a annoncé jeudi le Conference Board. Cela signifie que l'activité économique sera apathique à court terme et que les risques sont en augmentation, a commenté le Board.
Les économistes attendaient en moyenne un repli identique. En décembre, l'indice est ressorti à -0,1% et en novembre à -0,4%. Cet indicateur rassemble des éléments aussi divers que les demandes d'indemnisation chômage, les commandes de biens d'équipement, les permis de construire et les cours de Wall Street.
Le sous-indicateur qui mesure les conditions économiques actuelles a toutefois progressé de 0,1%, après une hausse confirmée de 0,1% en décembre et une stabilité en novembre. "Au moins, aujourd'hui, nous sommes encore en croissance", a déclaré Ken Goldstein, économiste du Conference Board, cité par Reuters.
"Alors que tout le monde ne parle que de récession, l'indicateur des conditions actuelles nous apprend qu'au moins jusqu'en janvier, elle n'est toujours pas là. Donc à moins que nous tombions dans une récession dans les quatre semaines à venir, nous sommes en croissance, certes ralentie, mais une croissance quand même", a-t-il ajouté.
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