Fraude fiscale : Eric Woerth va rencontrer un représentant du Liechtenstein

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Le ministre français du Budget va rencontrer "la semaine prochaine" un représentant du Liechtenstein afin de discuter de la nature des informations transmises par ce paradis fiscal.

Dans les pas de la chancelière allemande qui a rencontré le Premier ministre du Liechtenstein et le prince de Monaco, Eric Woerth va recevoir prochainement, sans doute "la semaine prochaine", un représentant de ce pays, montré du doigt depuis la découverte d'un vaste scandale d'évasion fiscale.

Dans un entretien à l'AFP, le ministre du Budget a indiqué que cette rencontre servirait à discuter "du problème de la clarté des informations" dont dispose la France dans l'affaire de fraude fiscale via ce pays. "Le Liechtenstein est encore un des rares pays où l'information est opaque; nous devons, puisqu'il est au coeur de l'Europe, obtenir plus d'informations de leur par", ajoute le ministre.

Pour sa part, le Premier ministre du Liechtenstein, Otmar Hasler, souhaite la conclusion d'un accord "raisonnable" avec l'Union européenne sur la répression de la fraude fiscale. "Notre objectif est de parvenir à une conclusion couronnée de succès sur un accord global sur la fraude fiscale qui est actuellement en négociation", a-t-il ajouté. La principauté est, avec Andorre et Monaco, sur la liste noire des paradis fiscaux non coopératifs établie par l'OCDE.

Les services fiscaux de Bercy disposent depuis quelques semaines d'une liste, transmise par les autorités britanniques, de 200 noms de contribuables français qui pourraient avoir ouvert des comptes au Liechtenstein dans le but de se soustraire à l'impôt en France. La Direction générale des impôts a ouvert une enquête sur ces contribuables.

"La liste nous la vérifions, c'est le moins qu'on puisse faire; à partir de cette vérification nous déclencherons des contrôles personnels, approfondis sur chaque personne sur laquelle il y a une suspicion", explique Eric Woerth qui précise que ces contrôles pourraient encore prendre "quelque temps, quelques semaines". Interrogé sur les profils des 200 personnes recensées, il a affirmé qu'il n'y avait "pas d'éléments saillants à l'intérieur de cette liste".

Par ailleurs, le ministre du Budget a indiqué avoir demandé au directeur général des impôts de se réunir avec les autres administrations fiscales des pays d'Europe. Enfin, Eric Woerth a déclaré que dans ""un souci de transparence", il allait demander "s'ils le souhaitent", aux présidents des commissions des Finances de l'Assemblée et du Sénat et aux rapporteurs généraux du budget "de venir à la direction générale des impôts (DGI) consulter les données dont elle dispose". "L'affaire a pris une ampleur qui fait que c'est important qu'ils soient informés des mesures que prend la DGI", a-t-il estimé.

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