Le PS réclame un changement de politique, l'UMP parle d'impatience face aux réformes

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François Hollande et Ségolène Royal demandent à Nicolas Sarkozy de tirer les leçons du scrutin. A l'UMP, les dirigeants estiment au contraire qu'il témoigne de l'impatience des Français à l'égard des réformes.

Réagissant immédiatement aux résultats de ce second tour des élections municipales et cantonales, le premier secrétaire du PS, François Hollande, a déclaré ce dimanche sur TF1 que la gauche était "majoritaire en voix" et serait "majoritaire en nombre de villes" et en nombre de "départements" au soir du second tour des municipales et cantonales. Pour lui, le premier devoir du PS est d'"être à la hauteur du résultat de ce soir". Ensuite, si "la gauche est majoritaire", le Président de la République doit "corriger la politique qu'il a conduite".

Dans la foulée, Ségolène Royal, ex candidate socialiste aux présidentielles face à Nicolas Sarkozy, a déclaré également ce dimanche sur TF1 : "dans un contexte de profonde inquiétude, nous, élus locaux, devons à la fois protéger, imaginer et surtout réparer ce que le gouvernement a abîmé et détruit au cours des derniers mois", a estimé l'ex-candidate socialiste à la présidentielle. Selon elle, "la peur du lendemain s'empare même de celles et ceux qui se croyaient à l'abri". "Le gouvernement a dit après le premier tour qu'il entendrait le message, eh bien, qu'il le fasse et qu'il change sa politique et son comportement", a déclaré Mme Royal, qui a demandé au gouvernement d'"augmenter les retraites", de renoncer au paquet fiscal et de supprimer les franchises médicales. "Nous devons être à la hauteur, face au désordre, notre projet doit faire preuve d'audace", a-t-elle ajouté. Elle a appelé "à transformer le vote sanction en vote d'avenir".

Pour Patrick Devedjian, secrétaire générale de l'UMP (qui a assuré ce dimanche soir que Nicolas Sarkozy lui a renouvelé sa confiance à ce poste après des rumeurs contradictoires sur le sujet ces derniers jours), " on est dans un rééquilibrage puisque nous avions 56 % des villes de plus de 20 000 habitants. Quel est le message des électeurs : (..) il semble que notre électorat soit plus abstentionniste que les autres. Cela veut dire qu'ils sont impatients d'avoir des résultats dans les réformes et sue le gouvernement doit aller plus vite, plus fort, plus loin et plus haut dans les réformes ".

Laurent Wauquiez, le porte-parole du gouvernement ajoute que " c'est une élection avec des enjeux locaux. (...) Dans ces élections, nous avons une validation de la politique d'ouverture qui avait été choisie par le président de la République. Une de ses leçons est l'impatience par rapport aux réformes. "

Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a estimé, ce dimanche sur TF1 : "les choses sont claires pour nous: oui, ce soir, c'est un soir de défaite. Une défaite, neuf mois après la présidentielle, c'est aussi la conjugaison des impatients et des mécontents. Les impatients sont plutôt à droite, les mécontents sont plutôt à gauche. Personne ne nous a jamais demandé durant cette campagne électorale: +arrêtez toute réforme. Il nous faut cinq ans pour avoir des résultats", a-t-il dit. Nous n'avons plus d'élections locales avant deux ans. Les élections régionales, en 2010, seront le grand rendez-vous avec les Français.

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