Télé pour bébé : cri d'alarme de Christine Albanel

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La ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, a appelé vendredi parents et diffuseurs à faire "très attention" aux effets des chaînes télévisées pour les moins de trois ans.

La ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, a appelé vendredi parents et diffuseurs à faire "très attention" aux effets des chaînes télévisées pour les moins de trois ans. "Je dis +faisons très attention+", a-t-elle déclaré. "Autant avec les programmes pour jeunes et ados, vous pouvez, avec des programmes de qualité, faire passer des quantités de messages (...) autant pour les bébés, on voit bien que c'est une façon de les matraquer d'images et de sons. On ne sait pas quel effet cela peut avoir sur des tout petits", a déclaré la ministre sur BFM.

Interrogée sur ses moyens d'actions à ce sujet, Christine Albanel a répondu: "on peut alerter, en appeler à la responsabilité, et discuter avec les diffuseurs. Je vais en discuter avec eux très vite".

Deux chaînes anglosaxonnes sont diffusées en France à destination des moins de trois ans: Baby TV (depuis deux ans et demi) et BabyFirst (depuis octobre). "Ce ne sont pas des chaînes terroristes ou à caractère pornographique, on ne peut pas les interdire", a précisé la ministre. "Mais on peut dire attention aux parents (...), en parler avec les diffuseurs et s'interroger" sur la présence de ces chaînes dans les bouquets, a-t-elle ajouté.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) avait indiqué en mai qu'il allait saisir son homologue britannique, l'Ofcom, pour "attirer son attention sur les dangers" représentés par BabyFirst et BabyTV, sur lesquelles le CSA ne peut intervenir directement puisqu'elles sont diffusées depuis la Grande-Bretagne.

Selon le Parisien/Aujourd'hui en France de vendredi, les mises en gardes du CSA et de la ministre de la Culture s'appuient sur un avis confidentiel de la direction générale de la santé (DGS), qui "se prononce contre les chaînes spécifiques pour les enfants de moins de trois ans".

Dans cet avis, la DGS considère qu'"aucune étude ne démontre actuellement que les programmes de télévision spécifiquement conçus pour les très jeunes enfants puissent avoir un effet bénéfique sur leur développement psychomoteur et affectif". Au contraire, les connaissances actuelles "soulignent le risque lié à la consommation d'images télévisuelles sur la naissance et le développement des processus de pensée et de l'imagination, sur l'intégration des émotions et sur le développement psychomoteur", selon cet avis retranscrit dans Le Parisien.

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