Nouveaux records en série pour le pétrole

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Ce mardi, les cours du pétrole franchissent de nouveaux records à 122,73 dollars le baril de WTI et 120,96 dollars pour le Brent de la Mer du Nord. Des sabotages au Nigeria, ainsi que les tensions autour de l'Iran, poussent toujours les cours à la hausse. L'Indonésie envisagerait de sortir de l'Opep.

Les cours du pétrole franchissent de nouveaux records ce mardi: le baril de qualité américaine (WTI, "west texas intermediate", ou "light sweet crude") a pulvérisé la barre des 122 dollars dans l'après-midi, montant jusqu'à 122,73 dollars, après avoir franchi lundi la barre des 120 dollars. Le Brent de la Mer du Nord a touché également des sommets inédits à 120,96 dollars le baril ce mardi.

Lundi, les cours de l'or noir avaient déjà bondi de plus de trois dollars et de 3%, après de nouveaux sabotages sur des installations pétrolières au Nigeria, premier producteur africain d'or noir. Le WTI a fini sur un record en clôture à 119,97 dollars, en hausse de 3,65 dollars (3,1%). Le baril de Brent de la Mer du Nord a terminé à 117,99 dollars, en hausse de 3,43 dollars (3%).

Des militants du Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (MEND) ont attaqué des installations pétrolières appartenant au groupe Shell dans le sud du Nigeria, a indiqué dimanche le mouvement armé. Shell est le premier producteur et exportateur de brut au Nigeria, avec environ 900.000 barils par jour (b/j) sur une production nationale de 2,5 millions b/j. En raison de l'insécurité dans les zones de production, le Nigeria, huitième exportateur mondial, ne produit plus depuis un an qu'un peu plus de 2 millions de b/j.

Par ailleurs, le guide suprême iranien l'ayatollah Ali Khamenei a déclaré dimanche que l'Iran, deuxième producteur de pétrole au sein de l'Opep, poursuivra son programme nucléaire malgré les menaces des grandes puissances.

Une nouvelle inquiétude internationale s'ajoute ce mardi à ces deux sujets avec des déclarations du président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono qui a lancé, cité par l'agence officielle Antara: "lors de notre dernier conseil des ministres, nous avons réfléchi à l'idée de rester ou sortir de l'Opep (l'organisation des pays exportateurs de pétrole, NDLR) et d'augmenter notre production". Même si ce dernier point devrait plutôt relâcher la pression sur les cours.

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