A Tarbes, Gérard Trémège réussit le grand chelem

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Fort de son bilan, le maire sortant gagne un second mandat et devrait ravir la communauté d'agglomération à son adversaire socialiste Jean Glavany.

Tarbes a connu ce week-end un duel au sommet, entre le maire sortant UMP Gérard Trémège et son principal rival, l'ancien ministre socialiste Jean Glavany, également président de la communauté d'agglomération de la ville. Au final, c'est une victoire sans appel pour le maire sortant, qui avec 54,34% des voix, a fait mieux que résister à la pression de la gauche. Il aurait notamment profité de la prime au bilan. "Ce soir, c'est le travail et la proximité qui l'ont emporté, a commenté dimanche soir Gérard Trémège. Il y a un véritable contrat de confiance qui s'est installé entre nous et les Tarbais. Nous poursuivrons donc nos projets".

A 64 ans, Gérard Trémège rempile pour un deuxième mandat. Cerise sur le gâteau, la bascule à droite de plusieurs communes voisines pourrait aussi lui permettre de subtiliser à son grand rival le poste de président du Grand Tarbes.

Ancien patron de la CCI de Tarbes, il fut aussi président national des CCI il y a dix ans. On se souvient qu'en 2001, il avait remporté les municipales à l'arrachée face au maire communiste sortant, Raymond Erraçarret, avec seulement 26 voix d'avance ! Il reste d'ailleurs l'exception tarbaise dans un fief où les sensibilités des électeurs balancent franchement à gauche.

Considéré comme un proche de Nicolas Sarkozy, il avait bénéficié, mercredi dernier, de la visite du Premier ministre, François Fillon, venu lui apporter son soutien durant.

Le premier tour avait déjà placé Gérard Trémège à neuf points de son rival, avec 47,4% des voix contre 38,3%. En troisième homme, Pierre Lagonelle, candidat du MoDem aurait pu inverser la tendance, avec ses 9%. Mais en fait d'arbitrage, les négociations de l'entre-deux tours s'étaient achevées en queue de poisson, et le candidat centriste a finalement décidé de ne donner aucune consigne de vote. "Nous ne sommes pas là pour faire gagner la droite ou la gauche", avait-t-il expliqué.

Neuf points d'écart, c'était aussi le réservoir des voix que pouvait espérer Jean Glavany, grâce au score des autres listes de gauche et d'extrême-gauche. L'ancien ministre de François Mitterrand, qui avait construit son projet sur "la reconquête à gauche" avait pourtant essayé de mobiliser son électorat, notamment dans les quartiers Nord. Peine perdue pour le député PS, qui hier soir, a perdu la bataille.

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