L'Europe continuera de représenter le principal marché d'Aviva, selon son directeur financier

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Il souligne toutefois "l'importance de la croissance des activités non européennes". Aux Etats-Unis, l'assureur récolte les fruits de l'acquisition d'AmerUs. Le groupe devrait réaliser une croissance annuelle de 5 % au moins au Royaume-Uni, et de 10 % en Europe, au cours des trois prochaines années.

Les difficultés de l'économie américaine n'empêchent pas Aviva de tirer son épingle du jeu outre-Atlantique. L'acquisition, en 2006, du groupe américain AmerUs a porté à 22 % la croissance totale des ventes de contrats d'assurance-vie et d'assurance-retraite d'Aviva, en 2007. Ces ventes sont ressorties à 31,6 milliards de livres sterling (42,3 milliards d'euros). Rien qu'en Amérique du Nord, les ventes ont plus que quadruplé, et l'assureur a réaffirmé, ce mercredi 6 janvier, son objectif de multiplier par deux son activité outre-Atlantique, d'ici à 2010.

Outre les Etats-Unis, Aviva accentue son développement dans la région Asie-Pacifique, où les ventes ont bondi de 49 % l'an dernier, à 1,4 milliard de livres, alors que la croissance de l'activité s'est limitée à 4,6 % au Royaume-Uni, à 11,7 milliards de livres, et a atteint 16 % en Europe Continentale, à 14,9 milliards.

Les perspectives semblent tout aussi riantes. Andrew Moss, président d'Aviva, a indiqué que le groupe était sur la bonne voie pour réaliser une croissance annuelle de 5 % au moins au Royaume-Uni, et de 10 % en Europe, au cours des trois prochaines années.

Dans un entretien avec La Tribune, ce mercredi 6 janvier, le directeur financier d'Aviva, Philip Scott, souligne "l'importance de la croissance des activités non européennes". L'Amérique du Nord a représenté en 2007 plus de 11% des nouvelles collectes de primes (9% aux Etats-Unis), alors que l'Asie-Pacifique a compté pour environ 5 % du total. En comptant également les produits d'investissement à long terme, l'Asie-Pacifique a représenté presque 11% du business total d'Aviva.

Selon Philip Scott, "l'Europe continuera de représenter le principal marché d'Aviva", avec aujourd'hui environ 43 % des revenus, devant le Royaume-Uni. Mais l'Amérique, grâce à AmerUS, "est vouée à une plus forte croissance". Au final, un "rééquilibrage" est en cours entre les différentes zones du monde, explique le directeur financier, qui ne croit pas qu'un ralentissement américain affectera outre mesure le business du groupe. "Notre scénario interne table sur 40 % de chances qu'il y ait une récession aux Etats-Unis, mais je suis personnellement plus optimiste", indique-t-il.

En France, Aviva a affiché une croissance dans la collecte de 2 %, face à un déclin du marché français de 4 %, affirme Philip Scott. L'Hexagone est ainsi, pour la deuxième année consécutive, un terrain de croissance faible, avec + 1 % en 2006 en terme de nouvelles affaires, par rapport aux autres pays européens où le groupe britannique est présent.

Philip Scott ne s'en inquiète pas pour autant. "La France vient de plusieurs années de croissance très forte ; un ralentissement est physiologique. Les élections présidentielles au premier semestre 2007 ont pu créer des incertitudes sur le marché", dit-il. L'objectif d'Aviva en France reste celui de faire mieux que le marché dans son ensemble.

Seule ombre au tableau pour le groupe, les coûts d'indemnisation des inondations de l'été dernier au Royaume-Uni sont plus élevés que prévu, à 475 millions de livres, au lieu des 400 millions initialement prévus. Mais cet élément exceptionnel ne devrait pas empêcher le groupe d'accroître son dividende, selon un analyste cité par l'agence Reuters.

Enfin, à l'heure où les rumeurs se font insistantes sur d'éventuelles prises de participations des assureurs chinois Ping An et China Life dans le capital d'Aviva ou de Prudential, Andrew Moss a déclaré que sa société ne recherchait pas de grand actionnaire asiatique.

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