Avant d'être vendu par appartements, ABN Amro sauve ses résultats grâce à la vente de LaSalle

Le bénéfice net du groupe bancaire néerlandais repris par RBS, Santander et Fortis ne bondit que grâce à la cession de la filiale américaine.

Le groupe bancaire néerlandais ABN Amro n'existe plus en tant que tel. Il a en effet été racheté par un consortium composé de Royal bank of Scotland, de l'espagnole Santander et du bancassureur belgo-néerlandais Fortis. Ils s'en sont répartis les actifs.

Pour son dernier exercice indépendant, ABN indique ce jeudi avoir plus que doublé son bénéfice net en 2007 à 9,849 milliards d'euros (+109%) grâce à la vente de sa filiale américaine LaSalle qui a généré un produit net de cession de 7,162 milliards. Sans cette opération, le résultat serait en baisse de 43,5%, à 2,665 milliards.

Car la banque a subi une dépréciation de 1,561 milliard d'euros liée à la crise du marché des crédits hypothécaires à risques aux Etats-Unis, le dameux subprime. Le résultat d'exploitation est en recul de 33,6% à 1,798 milliard. Le produit net bancaire (équivalent du chiffre d'affaires) a progressé de 5% à de 17,268 milliards.

Ce jeudi matin ont été aussi annoncés les chiffres des activités d'ABN Amro reprises par Fortis (qui, lui, annoncera ses résultats annuels dans une semaine). Ils affichent un fort recul du bénéfice net à 1,4 milliard d'euro, en baisse de 29%.

Toutefois, le bénéfice net sous-jacent hors cessions et charges d'intégration d'actifs a progressé de 17% à 1,355 milliard d'euros. D'ailleurs, dans le communiqué de Fortis, le PDG Jean-Paul Votron déclare : "en dépit de la volatilité des marchés à la fin de l'exercice et de l'incertitude qui a caractérisé la période de l'offre, nos collègues d'ABN AMRO ont réalisé d'excellentes performances financières en 2007".