AT&T avoue une faiblesse de son activité grand public
La Tribune
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En déclarant mardi que son groupe était confronté à une faiblesse de son activité grand public, le directeur général du premier opérateur télécoms américain AT&T, Randall Stephenson, a jeté un froid. "Nous enregistrons une faiblesse de l'économie au niveau du consommateur", a-t-il déclaré au cours d'une conférence organisée par Citigroup pour les investisseurs.
Ces propos qui faisaient référence au mois de décembre, sont venus alimenter les craintes d'un ralentissement plus prononcé que prévu de l'économie américaine en 2008, voire d'une récession. Ils ont fait baisser l'action AT&T de 4,8% à 39,07 dollars. Le titre a perdu un temps jusqu'à 10% et plombé Wall Street et l'ensemble du secteur des télécoms dans les derniers échanges.
Malgré ses dires, le groupe n'a pas modifié ses estimations: "Nos prévisions n'ont pas changé", a précisé un peu plus tard le porte-parole d'AT&T. "La partie grand public constitue un pan relativement minime de l'activité et nos prévisions d'ensemble ne sont pas modifiées." Selon le porte-parole d'AT&T, les particuliers représentaient moins de 20% du chiffre d'affaires de l'opérateur.
Mais pour les analystes, "les propos de Randall Stephenson constitue une première faille dans l'armure et suggèrent peut-être que l'idée traditionnelle selon laquelle les télécommunications sont immunisées contre les problèmes de l'économie n'est plus valable", commente ainsi Craig Moffett, analyste chez Sanford C. Bernstein, cité par l'Agence Reuters.
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