FMI : le nouveau chef économiste se veut optimiste sur l'économie mondiale

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Le français Olivier Blanchard a été nommé mardi économiste en chef du Fonds monétaire international. Dans une interview accordée à l'AFP, il affirme que les réponses apportées à la crise financière qui sévit depuis l'été dernier sont "à peu près adaptées".

Le FMI, le Fonds monétaire international, a un nouvel économiste en chef, français et de surcroît "relativement optimiste" quant aux perspectives de l'économie mondiale. Actuellement professeur au célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT) américain, Olivier Blanchard a été nommé mardi chef économiste du Fonds monétaire international par le nouveau directeur général de l'institution, français lui aussi, Dominique Strauss-Kahn.

Interviewé par l'AFP, l'Agence France Presse, le professeur, qui prendra ses nouvelles fonctions le 1er septembre prochain, s'est déclaré "relativement optimiste" pour l'économie mondiale, malgré la crise financière et la flambée du pétrole.

"J'ai l'impression que l'on comprend à peu près les problèmes auxquels on est confronté", a-t-il dit, citant l'éclatement de la bulle immobilière aux Etats-Unis, la crise financière et la flambée des matières premières. "Après la phase initiale qui a duré pendant la deuxième partie de l'année dernière, au cours de laquelle on a été un peu perdu (...), je crois qu'ont été mises en place des politiques à peu près adaptées", a affirmé Olivier Blanchard.

L'actuel titulaire du poste, Simon Johnson, directeur des services de recherche du FMI depuis fin mars 2007, avait annoncé début mai qu'il quittait l'institution pour réintégrer le MIT dont il était également originaire.

Agé de 59 ans, l'universitaire a toujours travaillé outre-Atlantique. Après avoir décroché un doctorat (PhD) au MIT en 1977, il a enseigné à l'université de Harvard avant de retourner au MIT en 1982, où il est devenu professeur.

Aux Etats-Unis, la politique couplée de baisse des taux d'intérêts et d'injections massives de liquidités par la Réserve fédérale a permis de faire en sorte que, désormais, le danger présenté par la crise financière "n'est pas énorme", estime-t-il. Par ailleurs, l'effondrement du marché immobilier américain, que la plupart des analystes ne voient pas s'inverser avant la fin de l'année, n'est pas une originalité, selon lui.

"C'est une des crises les plus standards que l'on puisse avoir", a-t-il affirmé à la AFP. "On en a vues beaucoup dans le passé, on en verra dans l'avenir, on peut utiliser les taux d'intérêts au point de vue macroéconomique pour stabiliser les choses et je pense qu'on le fait".

Même optimisme mesuré à propos de la flambée du pétrole, qui aura des conséquences limitées, selon lui. Même si la situation actuelle n'est "pas très agréable", il assure que l'"on ne va pas avoir un 'replay' des années soixante-dix", en référence au premier choc pétrolier.

Peu intéressé par le débat sur l'éventualité d'une récession aux Etats-Unis, Olivier Blanchard se contente de confirmer qu'un ralentissement aura lieu. Quant à son ampleur, "je n'en ai pas la moindre idée", dit-il prudemment. "Je ne pense pas que ça va être pire que ce que l'on prévoit à l'heure actuelle". Les dernières prévisions du FMI tablent sur 0,5% de croissance cette année aux Etats-Unis, après 2,2% en 2007.

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