Bruxelles s'alarme de l'impact sur l'économie de la flambée du pétrole

 |  | 388 mots
Lecture 2 min.
"Depuis l'été, les prix du pétrole augmentent de façon très forte (...) Si ces niveaux très élevés se maintiennent, cela aura forcément un impact sur l'économie", a souligné la porte-parole de la Commission en charge des Affaires économiques, Amelia Torres.

Les prix du pétrole, qui ont atteint 100 dollars le baril mercredi pour la première fois de leur histoire, affecteront "forcément" l'économie européenne s'ils se maintiennent à ce niveau record, a prévenu jeudi la Commission européenne.

"Depuis l'été, les prix du pétrole augmentent de façon très forte (...) Si ces niveaux très élevés se maintiennent, cela aura forcément un impact sur l'économie", a souligné la porte-parole de la Commission en charge des Affaires économiques, Amelia Torres.

Mercredi, les prix du pétrole "light sweet crude" ont atteint pour la première fois 100 dollars le baril à New York. A Londres le baril de Brent de la mer du Nord a enregistré jeudi un record historique à 98,50 dollars.

Interrogée pour savoir si ces prix record auraient un impact sur les prévisions économiques de la Commission, la porte-parole a indiqué que les précédentes prévisions de Bruxelles, publiées le 9 novembre, étaient "basées sur un prix moyen", calculé à partir des attentes du marché principalement.

Bruxelles partait de l'hypothèse d'un baril de pétrole Brent à 70,60 dollars en 2007, 78,80 dollars en 2008 et 76 dollars en 2009, ainsi que sur un taux de change moyen de l'euro à 1,36 dollar en 2007 et 1,42 dollar pour 2008 et 2009.

Mais le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia "avait déjà dit à l'époque que les prix du pétrole et autres considérations étaient déjà déphasés (...) compte tenu de l'évolution des prix", a ajouté la porte-parole.

La Commission européenne avait prévu le 9 novembre une croissance de 2,2% dans la zone euro en 2008 et 2,1% en 2009, après 2,6% cette année.

Mais M. Almunia avait ensuite préparé le terrain à une révision en baisse de ces prévisions, en raison des prix élevés du pétrole et de la forte appréciation de l'euro notamment.

"Si nous avions intégré dans nos prévisions les informations aujourd'hui disponibles concernant les prix du pétrole, l'économie américaine (qui ralentit, ndlr), la situation sur les marchés financiers ou les taux de change (...) nos prévisions de croissance auraient été inférieures", avait-il prévenu début décembre.
"Les remarques du commissaire Almunia avant Noël restent valides", s'est contentée de souligner la porte-parole.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :