Les marchés européens veulent croire à un rétablissement

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Après l'éffondrement des Bourses lundi 21 janvier, les responsables politiques tentent de rassurer sur la solidité de l'économie européenne.

Après le lundi noir boursier du 21 janvier, qui s'est soldé par une baisse de près de 7% du CAC 40, responsables politiques et économiques européens tentent de rassurer sur la santé de l'économie du Vieux Continent, ainsi que sur les mesures à entreprendre pour soutenir la conjoncture.

La Banque centrale européenne (BCE) s'est ainsi dit prête à aider les marchés monétaires via de nouvelles injections de liquidités si besoin, selon Jürgen Stark, son chef économiste. "Nous allons regarder de près comment le taux d'inflation évolue, comment les acteurs du marché s'adaptent aux nouvelles conditions et agirons en conséquences", a déclaré Jürgen Stark dans un entretien à la radio Deutschlandfunk. Le chef économiste de la BCE reste attentif à l'inflation alors que le taux relativement élevé de plus de 3% devrait se maintenir dans les mois à venir, selon lui. Pour Jürgen Stark les "données fondamentales" en Allemagne et dans la zone euro restent "saines".

Le président Nicolas Sarkozy a quant à lui affirmé mardi à Pau, qu'il fallait "garder beaucoup de sang-froid devant les conséquences d'une crise financière qui a lieu aux Etats-unis" et "mettre davantage de transparence dans le système financier international". "Je serai à Londres aux côtés de Gordon Brown et d'Angela Merkel pour faire un certain nombre de propositions qui permettront d'assurer cette transparence et de moraliser le capitalisme financier car la part trop belle a été faite à des comportements de spéculation au détriment des entrepreneurs", a ajouté le président.

De son côté, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia réfute l'idée d'une récession mondiale. "On ne parle pas d'une récession mondiale. On parle du risque d'une récession américaine", a-t-il indiqué à la presse avant une réunion à Bruxelles des ministres des Finances de l'Union européenne. Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe, a ajouté ne pas "percevoir de danger" d'un krach financier généralisé dans le monde. "Les Européens et la zone euro sont mieux placés que les Etats-Unis" pour résister au ralentissement économique", a-t-il commenté.

Reste à savoir comment les Etats-Unis font faire face à cette crise, initiée l'été dernier par la crise du marché immobilier et du subprime. Pour la ministre française de l'Economie Christine Lagarde, interrogée sur Europe 1 ce mardi, le président George Bush va devoir préciser son plan de relance. "Je crois qu'il va falloir qu'il aille plus loin en expliquant précisément comment ces milliards de dollars vont être injectés dans l'économie américaine", a-t-elle commenté, ajoutant que "pour l'instant, c'est assez vague".

Alors que George W. Bush a annoncé vendredi 18 janvier un plan de stimulation de la consommation aux Etats-Unis de 140 milliards de dollars, qui a déçu les marchés financiers, la Réserve fédérale américaine a déjà frappé un grand coup, ce mardi, en annonçant une baisse de trois quarts de points de son taux directeur.

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