Bercy dément catégoriquement une démission de Christine Lagarde

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Bercy dément toute démission de Christine Lagarde, ministre de l'Economie. Une démission annoncée par la radio BFM ce vendredi matin matin. Par ailleurs, la ministre de l'Economie salue le changement de langage de la BCE qui laisse entrevoir une prochaine baisse de son taux directeur.

C'est un démenti catégorique. Annoncée ce matin sur les ondes de BFM, la démission de Christine Lagarde a été immédiatement démentie de manière "catégorique" par son directeur de cabinet, Stéphane Richard. Le nom de Christine Lagarde est évoqué depuis plusieurs mois comme faisant partie des possibles partants à l'occasion d'un prochain remaniement gouvernemental.

"Je souhaite démentir totalement cette rumeur tout à fait infondée", a déclaré à l'AFP Stéphane Richard. La radio BFM a affirmé ce vendredi matin que la ministre aurait présenté sa démission mercredi, notamment en raison de désaccords avec le président Nicolas Sarkozy, mais qu'elle aurait été refusée par le chef de l'Etat.

"Un ministre ne remet pas sa démission en conseil des ministres" et "il n'y a pas eu de rendez-vous entre madame Lagarde et le président de la république mercredi", a ajouté Stéphane Richard. "Tout cela n'a aucun fondement, elle est à son poste, tout à fait sereine", a-t-il assuré. "Il n'y a aucune espèce de divergence possible" entre Christine Lagarde et Nicolas Sarkozy, a par ailleurs assuré Stéphane Richard, alors que BFM évoquait des différences de vue sur les dossiers Arcelor ou Société Générale.

Lundi, le président a assuré à Gandrange (Moselle) que "l'Etat était prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires" pour maintenir en activité l'aciérie d'ArcelorMittal. Il avait aussi laissé entendre que le PDG de la Société Générale, Daniel Bouton, devrait démissionner mais Christine Lagarde a jugé de son côté qu'elle n'était "pas convaincue" qu'il faille "changer de capitaine" à la tête de la banque.

"On est manifestement rentrés dans un période pré-électorale, dans laquelle il y a des jeux personnels en prévision d'un probable futur remaniement qui commencent à se manifester", explique Stéphane Richard, ce qui peut expliquer ces "rumeurs" de démission. Par ailleurs, il "dément totalement" que la ministre ait demandé à ne pas figurer dans le prochain gouvernement, comme l'affirme également la radio.

Christine Lagarde, sensible au langage de la BCE
Alors que la rumeur de sa démission se propage, Christine Lagarde continue d'assumer ces fonctions à la tête de Bercy. "Le changement de langage de la Banque centrale européenne (BCE), qui a fait part d'inquiétudes inhabituelles sur l'économie de la zone euro, marque une "plus juste appréciation de la situation ", a-t-elle indiqué à l'AFP, à la veille d'une réunion du G7 Finances à Tokyo."Les incertitudes concernant les perspectives de la croissance économique sont inhabituellement élevées", avait déclaré jeudi le président de la BCE Jean-Claude Trichet, ce qui est perçu par les marchés comme ouvrant la voie à une éventuelle baisse des taux directeurs européens.

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