Standard and Poor's abaisse les notes de grandes banques américaines et inquiète Wall Street
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Coup de tonnerre sur la finance américaine, fragilisée par la crise du crédit, née des défaillances du subprime, ces prêts immobiliers à haut risque outre-Atlantique, et du ralentissement de la croissance aux Etats-Unis.
Ce lundi, l'agence américaine de notation financière Standard and Poor's (S & P) abaisse les notes des grandes banques d'affaires américaines Lehman Brothers, Merrill Lynch et Morgan Stanley, de "A+" à "A" pour les deux premières, de "AA-" à "A+" pour la troisième.
Raison de cette décision, S & P estime que les performances financières de ces établissements financiers "devraient être faibles à court et moyen terme" avec une baisse du produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires) supérieure aux 20% à 30% de recul attendu jusque là par l'agence. Cette dernière s'attend en outre à de nouvelles dépréciations d'actifs qui vont amputer les futurs bénéfices. Alors que ces banques se refinancent sur les marchés alors que les banques commerciales vivent en grande partie grâce aux dépôts de leurs clients.
Standard & Poor's considère en outre que des faiblesses dans la gestion du risque sont apparues dans ces banques à la lumière de cette crise des subprime. L'agence donne une perspective négative aux notes de Lehman Brothers, Merrill Lynch et Morgan Stanley, ce qui implique que si elles changent à l'avenir, ce sera encore pour baisser.
Goldman Sachs, la plus grande banque d'affaires américaine, évite la tempête et voit sa note maintenue à "AA-". Selon S & P, elle a "largement évité les problèmes qui affectent" ses concurrentes.
L'agence de notation a par ailleurs revu à "négative" la perspective d'évolution des notes des grandes banques commerciales Bank of America et JPMorgan Chase. A l'inverse, elle confirme la note "AA-" de Citigroup, qu'elle avait un moment prévu de dégrader en raison de pertes élevées. Mais le géant financier américain se voit tout de même imposé une perspective négative.
A Wall Street, les actions des banques américaines ont piqué du nez après cette annonce. Le secteur financier continue à inquiéter les investisseurs. D'autant qu'au Royaume-Uni, la banque spécialisée dans les crédits immobiliers Bradford & Bingley connait elle aussi d'importantes difficultés.
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