Des voix s'élèvent en Europe contre la possible hausse des taux de la BCE

Le ministre allemand des finances s'est prononcé contre cette éventualité, tandis que le chef du gouvernement espagnol plaide pour une "certaine flexibilité" de la banque centrale. Laquelle se prononce jeudi.

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Certains responsables politiques européens tremblent à l'idée que la Banque centrale européenne (BCE) revoit à la hausse ces taux d'intéret, au risque de mettre un coup de frein supplémentaire à une croissance économique déjà mal en point. Parmi ceux-là, le ministre allemand des Finances Peter Steinbrück. Dans un entretien au magazine Speigel à paraître lundi, le ministre social-démocrate estime que "la BCE doit tenir compte du fait qu'elle risque d'envoyer un mauvais signal en relevant du taux d'intérêt parce que cela pourrait renforcer le ralentissement de la conjoncture".

Même mise en garde de la part de José Luiz Rodriguez Zapatero, le chef du gouvernement socialiste espagnol, alors que l'économie nationale est frappée de plein fouet par la crise de l'immobilier. Dans un entretien au quotidien El Pais paru dimanche,José Luiz Rodriguez Zapatero plaide pour l'introduction d'une "certaine flexibilité" dans la politique anti-inflationniste de la BCE, "en particulier parce que l'inflation en Europe est surtout due à l'augmentation des prix du pétrole et des aliments et non à un excès de demande interne" à la zone euro.

Le chef du gouvernement espagnol émet des doutes sur la pertinence d'un relèvement des taux de la BCE: "Il existe deux politiques", celle strictement anti-inflationniste de la BCE et celle de relance de la Réserve fédérale américaine. "Nous verrons à moyen terme laquelle est la plus judicieuse", déclare-t-il.

Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a indiqué mercredi que la banque allait sans doute remonter son principal taux directeur le 3 juillet pour combattre les risques de surchauffe inflationniste. Le taux d'inflation a grimpé à un record de 3,7% sur un an en mai dans la zone euro, toujours poussé par le pétrole cher et l'envolée des prix des aliments. En juin, il devrait s'être rapproché un peu plus des 4%. La BCE pourrait décider jeudi d'augmenter le taux de refinancement, qui détermine le coût du crédit pour les particuliers et les entreprises, d'un quart de point à 4,25%.

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