Malgré une mauvaise fin d'année, l'excédent commercial nippon a progressé de 37% en 2007
La Tribune
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En 2007, l'excédent commercial japonais a augmenté de 37% sur un an, pour atteindre 10.824,93 milliards de yens (69,8 milliards d'euros). C'est la première fois en trois ans que l'excédent nippon progresse. Sur l'ensemble de l'an dernier, les exportations ont augmenté de 11,6% à 83.940,65 milliards de yens (541,6 milliards d'euros), essentiellement tirées par les automobiles (+16,4%), les semi-conducteurs (+8%) et l'acier (+16%).
De leur côté, les importations ont augmenté de 8,6% à 73.115,72 milliards de yens (471,7 milliards d'euros). Sur l'année, la hausse des importations de pétrole brut (7,4%) a été beaucoup moins importante que les années précédentes. Cette hausse avait atteint 30,7% en 2006 et 45,5% en 2005.
Le déficit commercial avec la Chine s'est résorbé de 26,9%, tandis que l'excédent commercial avec les Etats-Unis s'est contracté de 5,1%. Grâce à l'euro fort, l'excédent avec l'Union européenne a progressé de 20%.
Cependant, les chiffres du commerce extérieur ont été beaucoup plus mauvais que prévu en décembre: l'excédent commercial s'est ainsi contracté de 20,9% sur un an, alors que les économistes ne prévoyaient en moyenne qu'un recul de 16,5%. Cette mauvaise surprise s'explique par une nette diminution des exportations vers les Etats-Unis (-4,5%), ainsi que par la forte hausse des importations pétrolières (+49,2%) liée à la flambée du prix du brut fin 2007.
"Malgré cela, la tendance à la hausse se poursuit pour les exportations, car les robustes exportations vers la Chine, l'Union européenne et les pays producteurs de pétrole compensent largement la chute de celles vers les Etats-Unis", a assuré un responsable du ministère des Finances.
L'excédent commercial s'était déjà replié de 12,8% en novembre, traduisant l'affaiblissement de la demande des Etats-Unis, deuxième plus gros partenaire commercial du Japon derrière la Chine. Reflet de la crise du secteur immobilier américain, les exportations d'engins de chantier vers les Etats-Unis ont notamment dégringolé en décembre de 31,2% sur un an.
"L'impact sur les exportations du ralentissement économique semble de plus en plus clair, d'autant plus que la demande européenne et asiatique s'essouffle graduellement, même si une demande relativement solide en provenance des économies émergentes, comme la Russie et le Moyen-Orient, continue à compenser un peu la faiblesse américaine", a commenté Akira Maekawa, économiste chez UBS, cité par l'AFP. "Une récession aux Etats-Unis aggraverait les choses".
Le commerce extérieur pourrait également être pénalisé en 2008 par le raffermissement continuel du yen face au dollar. Jeudi, la devise japonaise valait environ 12% de plus qu'il y a un an face au billet vert, ce qui accroît d'autant les coûts des exportations japonaises vers les Etats-Unis.
De plus, "les prix élevés du pétrole gonflent largement les importations alors que la demande japonaise stagne, et cette tendance risque de se poursuivre car les prix du pétrole vont probablement rester hauts", a ajouté Junko Sakuyama, économiste au Dai-ichi Life Research Institute, cité également par l'AFP.
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