Ambac: les marchés sceptiques sur le plan de recapitalisation d'1,5 milliard de dollars
La Tribune
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Un vrai flop!. Le titre Ambac a connu mercredi une séance plus que difficile à Wall Street: l'action a perdu plus de 18% à la clôture pour s'inscrire à moins de 9 dollars à 8,70 dollars. Depuis le début 2007, l'action Ambac a effacé 90% de sa valeur. Le groupe, qui s'est fait dégrader par les principales agences de notation ces dernières semaines, a mis en vente de nouvelles actions ordinaires sur le marché pour un milliard de dollars, selon un communiqué. En outre, il a mis en vente des titres convertibles pour lever jusqu'à 500 millions de dollars.
En raison de ses difficultés récentes, provoquées par l'effondrement du marché du crédit, Ambac a aussi décidé de suspendre pour une durée de six mois ses activités dans les produits adossés à de la dette, notamment les produits dits "CDO", indique un document distinct, remis au régulateur boursier américain, la SEC.
La recapitalisation d'Ambac était très attendue par le marché alors que le groupe, numéro deux américain du secteur, a indiqué le mois dernier qu'il travaillait "activement" à un renforcement de ses fonds propres pour se sortir de ses difficultés. Mais le montant est jugé trop faible par les spécialistes qui estiment que le groupe avait besoin de bien plus pour maintenir sa notation. Car sans ce triple AAA, Ambac ne peut maintenir ses activités rentables.
"Nous escomptons être mieux positionnés pour tirer parti de l'environnement de marché actuellement favorable pour le rehaussement de crédit", a déclaré le directeur général d'Ambac, Michael Callen cité dans un communiqué. L'agence Fitch Ratings a déjà privé la division de rehaussement d'Ambac de son précieux "AAA" et indiqué simplement mercredi qu'en levant 1,5 milliard de dollars de capitaux frais, le groupe serait mieux placé pour conserver cette note. Moody's et Standard & Poor's ont déclaré de leur côté que si Ambac parvient à conduire cette recapitalisation, son "triple A" serait probablement maintenu. S&P a d'ores et déjà confirmé sa note, mais l'agence a également prévenu qu'elle pourrait prolonger sa perspective "négative" sur la notation crédit du groupe, en raison du risque de dégradation supplémentaire du marché des crédits immobiliers.
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