Martin Hirsch confirme une généralisation du RSA au "début de l'année 2009"

Le Haut Commissaire aux Solidarités actives a confirmé ce dimanche que la généralisation du Revenu de solidarité active interviendra au début de l'année prochaine. Il défend également le financement de cette mesure par le redéploiement, très critiqué, de la Prime pour l'Emploi.

Après le lancement national officiel du Revenu de solidarité active (RSA) par Nicolas Sarkozy jeudi soir, le Haut Commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, promoteur de la généralisation du RSA auprès du chef de l'Etat, a apporté quelques précisions ce dimanche. Il a notamment confirmé que cette généralisation interviendra au début de l'année 2009.

"Ce sera au début de l'année 2009, je ne peux pas vous dire le mois exact", a-t-il ainsi déclaré sur France 2. "Je continue à discuter avec les associations, avec les syndicats (...) maintenant on met les bouchées doubles, on va travailler de manière très, très serrée pour arriver le plus vite possible".

Jeudi soir, Nicolas Sarkozy a finalement annoncé sa volonté de généraliser le RSA, qui est déjà en place dans un quarantaine de départements, "l'année prochaine". Le président de la République était jusque là assez spectique face à cette mesure. Martin Hirsch a donc reconnu ce dimanche avoir été "soulagé" de cette prise de position "parce que jusqu'au dernier moment, on se demande si le signal qui sera donné sera suffisamment fort". "Là, il est sans ambiguïté, cette réforme on va la faire dans les conditions dans lesquelles on l'avait travaillé jusqu'à présent", a-t-il ajouté.

Les doutes de Nicolas Sarkozy tenaient en particulier au financement de cette généralisation, estimée à plus de 5 milliards d'euros. Le chef de l'Etat a finalement décidé de financer le projet par un redéploiement partiel de la Prime pour l'emploi (PPE), pour un coût de "1 ou 1,5 milliard d'euros".

Une mesure très critiquée par l'opposition. Ainsi, le socialiste Laurent Fabius a estimé samedi dans les colonnes du Parisien que cette réforme proposée représentait la fin de la Prime pour l'emploi (PPE) telle qu'elle existe, jugeant la mesure "inacceptable".

De son côté, le patron du Modem, François Bayrou, s'est également élevé contre le financement de la généralisation du Revenu de solidarité active (RSA) par un redéploiement partiel de la Prime pour l'emploi (PPE): "nous ne considérons pas qu'il soit socialement juste ni acceptable de faire payer la solidarité par les plus pauvres", s'est-il exclamé.

Pour sa part, Martin Hirsch assure que "les salariés qui sont juste un peu au-dessus du Smic, gagneront plutôt plus" et qu'ils ne seront pas affectés par le redéploiement partiel de la PPE qui touchera, selon lui, des personnes avec des "revenus nettement plus élevés".

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