Les syndicats veulent un financement plus transparent

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Les organisations syndicales souhaitent disposer de ressources appropriées en fonction des missions qu'ils remplissent. La transparence des comptes fait l'unanimité, à quelques nuances près.

Plusieurs organisations de salariés ont plaidé jeudi pour une clarification de leur mode de financement, lors de la cinquième réunion de discussion sur la représentativité des syndicats. Cette séance a clos la phase exploratoire des discussions entamées le 24 janvier entre les partenaires sociaux. La négociation proprement dite, qui commence jeudi prochain, doit s'achever le 27 mars.

Actuellement, le financement des syndicats repose principalement sur les cotisations des adhérents, la mise à la disposition de personnels par des entreprises, les indemnités des personnes siégeant dans des instances comme le Conseil économique et social ou les organismes paritaires, et des fonds publics et subventions, notamment pour la formation (exemple: conseillers prud'homaux).

Plusieurs syndicats ont souligné qu'il leur semblait juste que l'action revendicative soit financée par les cotisations des adhérents. En revanche, la participation aux négociations collectives "qui bénéficient à tous les salariés", doit être, selon eux, aidée plutôt par les entreprises ou branches. Enfin la contribution à des "missions d'intérêt général", type Grenelle de l'environnement, mais aussi la participation à toutes sortes d'instances comme le Conseil d'orientation pour l'emploi, doivent donner lieu à des financements sur fonds publics.

Certaines différences de points de vue ou de priorités sont aussi apparues. Ainsi, s'ils sont d'accord pour que leurs comptes soient désormais certifiés, FO insiste sur le fait qu'un syndicat "n'a de compte à rendre qu'à ses adhérents" sur l'utilisation de ses cotisations. La CGT prône une plus grande transparence du côté des entreprises, en leur demandant d'inscrire dans leur bilan social "l'ensemble des sommes qu'elles versent aux organisations syndicales et patronales ainsi que les mises à disposition" de personnes. De son côté, la CFDT insiste sur des formes d'aide à l'adhésion, notamment fiscale ou de la part de l'entreprise (chèque syndical type Axa).

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