Pepsico: les ventes aux Etats-Unis toujours en baisse
La Tribune
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Au titre de son deuxième trimestre (avril-juin), Pepsico a réalisé un bénéfice net de 1,69 milliard de dollars, en hausse de 9% sur un an. Par action, ce bénéfice revient à 1,05 dollar. Le chiffre d'affaires a progressé de 14% sur la période, à 10,94 milliards de dollars. C'est un peu mieux que prévu: le marché tablait sur un bénéfice par action (BPA) de 1,02 dollar pour des facturations de 10,55 milliards.
Pour 2008, Pepsico table toujours sur un BPA de 3,72 dollars, selon un communiqué. Le marché table pour sa part sur un résultat un peu supérieur, de l'ordre de 3,73 dollars. Le groupe a par ailleurs relevé son programme de rachat d'actions, et prévoit désormais de racheter pour 5,3 milliards de dollars de ses propres actions cette année au lieu des 4,3 milliards prévus jusqu'ici. Au cours du premier semestre 2008, il en a déjà racheté pour 2,9 milliards de dollars.
Grâce à des hausses de prix et à l'effet de change, ainsi qu'à une série d'acquisitions, le chiffre d'affaires de toutes les divisions a progressé: +16% pour les snacks en Amérique du Nord et Amérique Latine, +1% pour les boissons en Amérique du Nord et Amérique Latine et +25% pour les boissons et snacks à l'international.
Pourtant Pepsico a de nouveau vu baisser ses ventes de boissons en Amérique du Nord, un recul de 3% en volume qu'il attribue au ralentissement économique, avec notamment une baisse de 2% dans les sodas, de 5% environ dans les jus de fruits et de plus de 10% dans les eaux non parfumées. Les snacks ont affiché de meilleurs résultats avec une hausse de 2% en volume en Amérique du Nord.
A l'international, les ventes de boissons ont elles nettement augmenté, du fait aussi des acquisitions, avec des progressions en volume de 20% en Europe, 10% au Moyen-Orient/Afrique/Asie et 5% en Amérique Latine. Les snacks ont progressé de 10% en volume à l'international.
Pour l'ensemble de 2008 Pepsico prévoit une hausse de ses ventes de 5% en volume, une hausse à deux chiffres de son chiffre d'affaires, tout en soulignant le caractère "imprévisible des prix des matières premières".
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