Suppression de la carte scolaire : comment bien choisir son lycée à Paris

 |   |  356  mots
L'affectation de la quasi-totalité des collégiens de troisième dans leur lycée d'accueil sera pilotée par un ordinateur. Mais, déjà, quelques techniques permettent d'influer sur le choix de la machine.

Nouveau défi pour les parents d'élèves parisiens inscrits en troisième cette année. Depuis hier mardi 29 janvier, et la suppression de la carte scolaire dans la capitale à compter de septembre 2008, ils doivent désormais inventer de nouvelles procédures pour bien choisir le lycée où étudiera leur progéniture. Quelques pistes existent pour les aider.

En fin d'année scolaire, au mois de mai 2008, ils devront établir une liste de quatre voeux au minimum et de dix au maximum, parmi les 70 lycées généraux et technologiques parisiens. Toutefois, ils pourront accroître leurs chances de diriger le futur lycéen dans un bon établissement en jouant d'une règle nouvelle: la possibilité d'émettre trois voeux pour un même établissement, en jouant sur les langues proposées et les options offertes.

Car, ensuite, pour 80% des 12.000 collégiens, c'est un ordinateur qui décidera de leur lycée d'accueil. A priori, il sera impossible d'influer le choix de la machine, qui donnera priorité d'abord aux élèves boursiers et handicapés, qui ensuite choisira en fonction de critères familiaux (proximité du logement, rapprochement des fratries, ...), et qui enfin tranchera en fonction des notes en français, langue vivante 1, histoire-géographie, maths et sport.

Toutefois, les coefficients attribués à chacun de ces trois groupes de critères ne sont pas décidés. Mais, déjà, il apparaît que les bons élèves pourraient être regroupés dans de bons lycées. Il sera aussi possible de jouer sur la domiciliation.

Les autres 20%, les collégiens qui déménagent pendant l'été et ceux en provenance d'un établissement privé, seront dirigés vers un lycée par des fonctionnaires de l'Education nationale. Les critères appliqués restent, pour l'heure, obscurs.

Le recrutement national, organisé par les lycées Louis-le-Grand et Henri IV, n'est pas touché par cette réforme. Les très bons élèves pourront continuer à adresser un dossier pour accéder à ces prestigieux établissements. De même, les lycées spécialisés (Boulle, Estienne) ne sont pas concernés et continuent à recruter nationalement.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :