Ouverture du Forum de Davos sur fond de crise financière

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Les 2.500 participants au Forum économique mondial qui s'ouvre ce mercredi dans la station suisse de Davos ne pourront éviter de croiser une invitée surprise: la crise financière qui menace de plonger l'Amérique dans la récession.

Loin de l'optimisme à tout crin qui dominait il y a un an, l'édition 2008 risque d'être celle de l'inquiétude et de l'humilité pour le millier de grands patrons qui n'ont pas vu venir la crise du crédit immobilier aux Etats-Unis.
Grand absent, le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, a dû renoncer à faire le voyage pour se consacrer au plan de relance proposé par le président Bush. La forte baisse des taux d'intérêt de la Réserve fédérale, qui a permis mardi d'enrayer la chute des places boursières, devrait mettre un peu de baume au coeur des 2.500 participants attendus. Mais ce n'est même pas sûr.

Alors que la chute des indices boursiers a balayé en quelques séances des milliards de dollars de capitalisation, les patrons des grandes institutions internationales que sont le FMI, la Banque mondiale ou encore la Banque centrale européenne (BCE) seront certainement très entourés durant les cinq journées du Forum. Les représentants des pays émergents sont également très attendus, l'économie mondiale comptant sur l'Asie pour tenir le rôle de la locomotive en 2008.

Davos est aussi un rendez-vous diplomatique, avec une trentaine de chefs d'Etat ou de gouvernement attendus d'ici à dimanche, ainsi qu'une centaine de ministres, dont la chef de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice. Cette dernière doit s'entretenir dès mercredi avec le président pakistanais Pervez Musharraf et l'afghan Hamid Karzai.

Comme chaque année plus de 200 débats et tables rondes sont prévus sur les thèmes les plus divers, de la gestion de l'eau au terrorisme par internet en passant par les fonds souverains. Hors programme, les centaines patrons présents en profiteront pour multiplier les rendez-vous d'affaires. Mais sans conteste, les véritables védettes de cette 38 édition du forum économique et mondial seront les dirigeants des fonds souverains des pays émergents qui, à coup de milliards de dollars, se sont mis à jouer le rôle de prêteur en dernier ressort d'une finance américaine à la déroute.

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