BFM TV et i-Tele : la course au direct

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Bien décidée à reprendre la première place, la chaîne d'information i-TELE (Canal Plus) a présenté ce mercredi son nouveau visage. Un mot d'ordre: plus de direct. A l'instar de BFM TV (Nextradio), concurrente et numéro un de l'info, qui annonçait mardi une rentrée sous le signe du direct intégral.

Du direct et encore plus de direct. Tel est le letmotiv des deux chaînes d'information présentes sur la télévision numérique terrestre gratuite, BFM TV (NextRadioTV) et i-TELE (Canal Plus), respectivement numéro un et numéro deux en terme de part d'audience.

Pour i-TELE, qui présentait ce mercredi sa nouvelle grille de programme lancée à partir du 12 septembre prochain, "la seule règle qui nous a été demandée, a affirmé son directeur général, Pierre Fraidenraich, c'est d'être leader sur l'info". Et pour reconquérir cette première place perdue, la chaîne mise donc notamment sur "plus d'info, plus de direct, plus d'images". Un rendez-vous d'info est prévu tous les quarts d'heure avec tous les journaux en direct de 6 heures à minuit et les interventions, également en direct dès qu'un événement l'impose, sont encouragées.

Du côté de la première chaîne française d'information BFM TV lancée en novembre 2005 et dont la nouvelle grille était présentée mardi, c'est carrément le choix du direct intégral qui marque la rentrée de la chaîne, de 6 heures à minuit. "Une première en terme de format, d'investissement humain et technique", a souligné mardi Guillaume Dubois, son directeur général adjoint et directeur de la rédaction.

Un direct qui devra donner la priorité aux grands événements et la participation, éventuellement à l'antenne, des téléspectateurs.

Un développement qui passe par un accroissement de son budget passé de 15 millions d'euros en 2005 à 25 millions cette année. Quant à la saison à venir, ce budget sera de plus de 30 millions d'euros pour osciller à terme entre 40 et 50 millions d'euros. La chaîne devrait, selon son président Alain Weill (également propriétaire de La Tribune) être bénéficiaire en 2010 quand ses pertes du premier semestre sont de l'ordre de 5 millions d'euros.

Le retour à l'équilibre de i-TELE est quant à lui attendu fin 2009 ou début 2010, selon Bertrand Meheut, PDG du groupe Canal Plus, essentiellement grâce à l'augmentation de l'audience et de la couverture de la TNT. En 2007, les pertes enregistrées étaient inférieures à 15 millions d'euros pour un budget de 37 millions.

Avec 1,1% de part d'audience sur la TNT et 15 millions de téléspectateurs chaque semaine en audience cumulée (pourcentage de personnes qui ont regardé une télévision donnée au moins une fois dans la journée), selon la dernière étude réalisée par Médiamétrie, BFM TV devance son principal challenger i-TELE qui réunit quant à elle 0,6%. Mais BFM TV n'a pas l'intention d'en rester là et Alain Weill vise une audience de 1,5% après 2011 lorsque la chaîne aura une couverture complète du territoire. "Nous avions fait les bons choix il y a trois ans d'être candidat à la TNT au moment où peu d'acteurs croyaient à la télévision numérique terrestre, et de croire à un format axé sur l'info, le "hot news", plutôt qu'à la diffusion de débats filmés", s'est félicité Alain Weill.

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