Nouvel appel à la grève mardi chez Airbus

L'intersyndicale appelle à la grève mardi, lors d'une rencontre avec la direction sur la question de la cession des sites. Elle demande une égalité de traitement dans l'application du plan de restructuration Power 8 entre Français et Allemands.

Les syndicats français d'Airbus maintiennent la pression sur la direction. Ce vendredi, au lendemain d'une grève qui a touché tous les sites tricolores de l'avionneur (celui de Méaulte est toujours en grève jusqu'à ce soir), l'intersyndicale a lancé un nouvel appel à la grève pour mardi matin, également sur l'ensemble des usines françaises. Cela au moment où se tiendra un comité central d'entreprise extraordinaire, à laquelle la direction sera représentée par son numéro deux Fabrice Brégier qui ensuite recevra l'intersyndicale.

"Fabrice Brégier va donner son sentiment au CCE sur la crise qu'on traverse. Dans la foulée, il recevra l'intersyndicale pour écouter nos revendications et donner ses réponses", a indiqué le délégué syndical central, Jean-François Knepper.

L'intersyndicale dénonce la différence de traitement entre Français et Allemands dans l'application du Plan de restructuration Power 8 qui prévoit notamment la cession d'usines. En effet, alors que le site anglais de Filton doit être cédé à GKN, que ceux de Saint-Nazaire et de Méaulte doivent l'être à Latécoère, EADS, maison-mère d'Airbus prévoit de filialiser les trois usines allemandes de Nordenham et Augsbourg, après l'échec des discussions sur leur cession à OHB. Une phase transitoire selon la direction. Mais qui ne passe pas dans le camp français.

"Il y avait un engagement et une garantie sur cette question d'égalité de traitement", explique à La Tribune Pierre-Henri Coat de la CFDT d'Airbus. "L'engagement de Louis Gallois (Président d'EADS) de garantir une équité des deux côtés du Rhin et la garantie qu'avec Tom Enders, de nationalité allemande à la tête d'Airbus, il était improbable qu'Airbus ne fasse pas appliquer la logique de Power 8 en Allemagne".

L'intersyndicale exige le maintien des sites de Méaulte et de Saint-Nazaire dans le giron d'Airbus ou d'EADS, avec des investissements à la clé pour pouvoir démarrer au plus vite le programme A350, dont la mise en ligne est prévue en 2013.

La fermeté de Tom Enders qui s'est dit peu impressionné par les grèves n'est pas de nature à calmer les esprits. Certains craignent un prolongement du conflit.

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