Transport aérien : premiers signes de ralentissement suite à la crise économique

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Selon l'Iata, le remplissage des vols internationaux a atteint un plus bas depuis quatre ans en février. Le trafic passager marque aussi un net ralentissement. En cause : la crise économique qui pèse sur le secteur aérien.

Il souffle un vent mauvais sur le secteur aérien. Selon une dernière étude de la puissante Association internationale du transport aérien (Iata), le taux de remplissage des vols internationaux est tombé en février à son plus bas niveau depuis quatre ans. La proportion de sièges occupés dans les avions est ainsi tombée à 73,3%, soit 0,6 point de moins qu'en février 2007.

En cause : le ralentissement économique américain, aux conséquences internationales. "Les taux de remplissage ont reculé dans les quatre principales régions du monde pour le transport aérien", explique ainsi le directeur général de l'Association, Giovanni Bisignani. "Cela montre l'impact croissant du ralentissement économique américain sur le secteur aérien".

Dans le détail, l'occupation des sièges a baissé le plus fortement en Europe (-1,6 point par rapport à février 2007), au Moyen-Orient (-0,9), en Amérique du Nord (-0,5) et en Asie (-0,1). Selon l'Iata, qui réunit 240 compagnies aériennes internationales, le recul constaté plus particulièrement en Europe est lié à la baisse du dollar face à l'euro, qui pèse sur les exportations européennes et réduit les voyages des exportateurs.

En ce qui concerne le trafic de passagers, celui-ci a augmenté de 9,2% en février par rapport au même mois de l'année dernière. Mais si l'on enlève la journée du 29 février, la progression revient à moins de 5%, soit très en-deçà de la hausse moyenne de 7,4% constatée en 2007.

En janvier, l'association avait déjà publié des chiffres faisant ressortir une croissance moindre du trafic passager. L'augmentation n'avait été alors que de 4,3%, contre 6,7% en décembre dernier. Cela fait donc deux mois de suite que le trafic aérien de passager enregistre un ralentissement. Pas vraiment de bon augure pour le reste de 2008.

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