Les effectifs de la défense vont diminuer, annonce Nicolas Sarkozy

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Le chef de l'Etat veut réduire les effectifs du ministère de la Défense pour dégager des marges budgétaires. Il promet un rattrapage du pouvoir d'achat des militaires à hauteur de 300 millions d'euros.

Hervé Morin, ministre de la Défense, préparait le terrain depuis plusieurs mois. Mais c'est à l'occasion des voeux aux armées que Nicolas Sarkozy a annoncé ce jeudi une réduction des effectifs du ministère de la Défense pour dégager des marges budgétaires, sans détailler ce projet. Reprenant une méthode qu'il entend également utiliser pour d'autres catégories de fonctionnaires, le chef de l'Etat a promis un rattrapage de pouvoir d'achat pour les différents corps en uniforme.

"Je sais qu'il y a eu un décrochage des armées, principalement (...) pour les officiers. Le rattrapage global qui est envisagé représente pour notre pays un effort de 300 millions d'euros", a-t-il déclaré. "Cet effort s'accompagnera, pour le ministère de la Défense comme pour tous les ministères, d'une réduction des effectifs (...) C'est ce qui permet de dégager les marges budgétaires nécessaires." Actuellement, les armées comptent quelque 350.000 militaires.

Depuis son passage à Bercy, sous le gouvernement Balladur, Nicolas Sarkozy n'a jamais caché qu'à ses yeux les armées pouvaient constituer une variable d'ajustement budgétaire commode. Sous la présidence de Jacques Chirac, le budget de la défense avait été sanctuarisé à hauteur de 2% du PIB (comme au Royaume-Uni, puissance avec laquelle la France aime à se comparer), niveau que Nicolas Sarkozy s'est engagé à plusieurs reprises à respecter. Pour autant, il ne cache pas non plus son tropisme pour les problèmes de sécurité intérieure, qui semblent plus prioritaires à ses yeux que la défense nationale, tournée vers l'extérieur.

Mi-décembre, Hervé Morin avait confirmé le projet de regrouper les différents états-majors et l'administration centrale du ministère sur un site unique dans le quartier Balard à Paris. Une petite révolution destinée à rationaliser l'activité des états-majors mais aussi à faire des économies. Le ministre de la Défense avait aussi évoqué le trop grand nombre de bases et d'installations militaires sur le territoire.

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