Augmentation des quotas laitiers en Europe

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Les quotas laitiers vont augmenter de 2% dès le 1er avril dans l'Union européenne. Le bras de fer entre les pays membres et la Commission européenne se poursuit.

L'Union européenne a décidé ce lundi d'augmenter les quotas laitiers de 2% dès le 1er avril prochain. Il s'agit de la première mesure d'une première réforme de la Politique agricole commune (PAC) en projet - l'accord est prévu pour novembre - qui doit voir la fin des quotas en 2013 après une phase de transition à partir de 2009.

Les ministres de l'Agriculture des Vingt-Sept se sont prononcés pour cet accroissement des droits à produire malgré l'opposition de l'Allemagne et de l'Autriche, qui ont voté contre, et de la France, qui s'est abstenue lors du vote, ces pays estimant qu'après leur envolée, les prix ont baissé ces derniers mois.

Bruxelles veut parvenir à un système amorcé en 2003 qui lie les aides comunautaires non plus au niveau de la production agricole mais au nombre d'hectares exploités par l'agriculteur.

La France veut obtenir un "filet de sécurité" en cas de chute des prix. La suppression des achats garantis de céréales doit par ailleurs être liée à une étude d'impact sur la sécurité de l'approvisionnement. La mise en jachère obligatoire des terres doit être supprimée.

Le projet de réforme prévoit des aides accrues pour préserver l'environnement et encourager à une meilleure gestion des ressources en eau affectées par le changement climatique.

Mais l'on est encore loin du consensus sur ce dossier alors que le temps presse. Car à partir de 2009, le Parlement européen co-décidera sur les dossiers agricoles contre l'émission simplement d'un avis actuellement, ce qui risque de compliquer le processus de décision.

Or, alors que la Commission veut limiter les aides aux grands propriétaires, parfois très éloignés des fermiers traditionnels, comme la reine d'Angleterre, afin de faire taire les polémiques en la matière, les gouvernements européens via leurs ministres de l'Agriculture ont dit non ce lundi au projet de forte réduction des subventions agricoles les plus élevées dans l'Union européenne ce qui concernerait surtout le Royaume-Uni et l'Allemagne et dans une moindre mesure la République tchèque et le Danemark.

Actuellement, environ 80% des subventions agricoles de l'Union européenne profitent à seulement 20% des exploitants. La Commission suggérait de réduire progressivement ces aides lorsqu'elles dépassent par exemple les 100.000 euros. Elle tente de revoir sa copie sans certitude qu'elle trouve davantage grâce aux yeux des pays européens.

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