Un fonds souverain russe ou du Golfe serait le bienvenu chez Siemens

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Le groupe d'ingénierie aimerait avoir un fonds souverain en provenance du Golfe ou de Russie comme actionnaire. Le but est de protéger l'entreprise face à des investisseurs hostiles.

Siemens voudrait un fonds souverain comme actionnaire. Le plus grand groupe d'ingénierie en Europe table sur des fonds en provenance des pays du Golfe ou de Russie.

Joe Kaeser, directeur financier du conglomérat allemand Siemens, a déclaré dans un entretien au Financial Times paru ce jeudi 28 août : "nous sommes ouverts à quiconque souhaite nous rejoindre comme investisseur". Il a ajouté que le groupe serait particulièrement ravi d'accueillir l'un de ces fonds d'Etat, avec qui il a déjà mené des discussions en ce sens.

Siemens se serait penché sur une telle initiative il y a un mois, après que son principal concurrent américain General Electric ait conclu une affaire avec Mubadala, un fonds d'investissement d'Abu Dhabi.

L'objectif vise à renforcer l'actionnariat de l'entreprise, dont la valeur en bourse a fondu de près d'un tiers depuis le début de l'année ce qui la rend vulnérable face à des raids ou des investisseurs hostiles.

C'est pourtant justement la montée en puissance des fonds souverains russes, chinois ou en provenance des pays arabes, qui a poussé le gouvernement allemand à mettre au point une loi protégeant ses entreprises contre l'appétit d'investisseurs étrangers. L'entrée de tels fonds étrangers pourrait donc provoquer de vifs débats politiques.

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