Christine Lagarde insiste sur la solidité des fondamentaux européens

La ministre de l'Economie refuse de parler de "krach" pour évoquer une "correction brutale" des marchés. Elle écarte, pour l'Europe, toute menace de récession, tout en appelant les banques à une plus grande transparence.

Surtout ne pas paniquer! Christine Lagarde, ministre de l'Economie et des Finances, a refusé mardi de qualifier de "krach" la chute des marchés boursiers, évoquant une "correction brutale" et insistant sur la solidité des "fondamentaux" économiques européens face à la crise financière. "Il faut éviter les mots spectres, les mots angoisse comme ça. Si vous me demandez si nous avons passé une bonne journée hier: non, bien entendu, ce n'était pas le cas et je crois qu'on a observé une correction brutale sur les marchés asiatiques, européens dans la foulée", a déclaré la ministre sur Europe 1.

"Il faut faire très attention de ne jouer ni les Cassandres, ni les oracles, ni les prophètes", a-t-elle insisté. "La purge qui est en train de s'appliquer en particulier dans le domaine financier américain (...) me paraît un mouvement sain et salubre", a ajouté Christine Lagarde.

"Qu'est-ce qui est redouté aujourd'hui par les marchés, à tort ou à raison, c'est la baisse de la croissance aux Etats-Unis (...) Certains craignent même une récession. Ce qu'on observe en Europe, c'est un taux de croissance autour de 2% et certainement pas la menace d'une récession", a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, elle a appelé de nouveau les banques européennes à la "transparence" sur leurs comptes, pour "dissiper les doutes" et retablir la "confiance". "La Commission bancaire dit que les banques françaises sont solides", a déclaré la ministre, alors que les banques sont les premières victimes de la crise financière. "Il faut que les banques européennes publient de manière rapide et en transparence l'ensemble des provisions qu'elles jugent nécessaire de prendre". Relevant que "les banques américaines l'ont fait en partie, les banques suisses aussi", Christine Lagarde a ajouté: "il faut que les banques européennes le fassent pour dissiper les doutes, parce que c'est dans un climat de confiance qu'on peut continuer à avancer".

Lundi soir, elle avait implicitement appelé la Banque centrale européenne (BCE) à ne pas relever ses taux d'intérêt, voire à les baisser. "Si d'aventure la croissance devait faiblir significativement en zone euro, la banque centrale en tiendrait compte dans sa politique monétaire, je suppose", a déclaré la ministre, lors d'un point presse à l'issue d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles.

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