L'activité économique est restée faible aux Etats-Unis selon la Fed

 |  | 378 mots
L'activité économique est restée "faible" depuis fin juillet aux Etats-Unis tandis qu'un certain nombre d'entreprises ont répercuté sur leurs prix la hausse des coûts des matières premières, a estimé ce mercredi la Réserve fédérale dans son Livre Beige.

La Réserve fédérale américain a publié ce mercredi son traditionnel livre Beige, qui servira de base de travail au Comité de politique monétaire de la banque centrale (FOMC) pour sa prochaine réunion, prévue le 16 septembre. Selon la Fed, l'activité économique américaine n'a pas connu de reprise depuis fin juillet (Retrouvez le livre Beige de la Fed en cliquant ci-contre à droite dans la rubrique :"pour aller plus loin").

"Le rythme de l'activité économique a été faible dans la plupart des régions" depuis le dernier rapport publié le 23 juillet, a expliqué l'organisme dirigé par Ben Bernanke. Les dépenses de consommation se sont concentrées "sur les produits de première nécessité" et ont délaissé "le superflu", note la banque centrale. Ce qui a entrainé "une réorientation des modes de consommation vers les magasins à prix cassés et les marques premier prix, au détriment des grands magasins ou des enseignes spécialisées".

L'activité industrielle a baissé dans la plupart des districts. Les marchés immobilier "sont restés faibles", et les banques ont fait état d'un affaiblissement de la demande pour les prêts hypothécaires et à la consommation. "Tous les districts faisant le point sur les conditions d'attribution des prêts ont fait état d'un durcissement", souligne le Livre Beige.

Du côté de l'inflation, "presque toutes les régions ont continué à faire état de coûts élevés de l'énergie, de l'alimentation et d'autres matières premières", même si çà et là une inflexion de la tendance a été notée. Dans un certain nombre de régions, les entreprises ont indiqué "qu'elles avaient augmenté leurs prix de vente en réponse à la hausse des coûts".

La Réserve fédérale estime en revanche que l'économie américaine à l'abri des effets de second tour, c'est-à-dire une répercussion de la hausse des prix sur les salaires. Les pressions sur les salaires sont restées "modérées (...) dans un contexte général de recul des embauches", alors que "les conditions du marché du travail sont restées stables ou se sont légèrement dégradées dans la plupart des régions depuis le dernier rapport".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :