Boeing met en garde Airbus sur le versement d'aides d'Etat

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"De nouvelles aides au lancement en faveur d'Airbus seraient inacceptables", déclare un vice-président de l'avionneur américain. Le directeur général d'Airbus plaidait pour une aide au lancement de l'A350. Cette passe d'armes intervient à la veille de la décision de l'OMC sur la plainte de Boeing contre Airbus et celle d'Airbus contre Boeing.

Le feuilleton se poursuit. Boeing attaque à nouveau Airbus sur le terrain des aides d'Etat que le constructeur pourrait prétendument recevoir. "De nouvelles aides au lancement en faveur d'Airbus seraient inacceptables", écrit le vice-président de Boeing, Ted Austell, ce jeudi 16 janvier, dans un courriel .

"Après les appels répétés d'Airbus en faveur d'un règlement négocié (du différend avec Boeing, ndlr), il serait difficile d'imaginer un plus haut degré de mépris à la veille de la décision de l'OMC sur la légalité de cette pratique", a estimé Ted Austell dans un courriel à la presse lors de son passage à Genève pour une série d'auditions à l'OMC dans le dossier Airbus-Boeing. Il visait le lancement de l'Airbus A350.

Le dirigeant de l'avionneur américain réagissait aux propos de Fabrice Brégier, directeur général d'Airbus. Celui-ci a plaidé, ce jeudi, sur BFM pour "un accompagnement de la part de nos Etats" dans le financement du nouvel appareil A350.

Les Etats-Unis ont porté plainte à l'OMC en octobre 2004 en accusant plusieurs Etats européens de verser des subventions déguisées à Airbus. L'Union européenne a immédiatement répliqué en portant plainte contre les Etats-Unis au sujet de Boeing, estimant que le constructeur américain bénéficie également de subventions.

Après de nombreux reports, la plainte contre Airbus pourrait faire l'objet d'une première décision en avril prochain, ont indiqué mardi des représentants de Boeing. La plainte contre Boeing serait tranchée environ six mois plus tard. Beaucoup d'experts s'attendent à ce que les juges de l'OMC renvoient dos à dos les deux géants de l'aéronautique en interdisant les subventions versées des deux côtés de l'Atlantique.

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