Le Royaume-Uni renonce à surveiller les données chiffrées sur iCloud, une victoire pour la vie privée… et pour Trump
Guillaume Renouard, à Londres.
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Keir Starmer et Donald Trump.
EYEPRESS / Reuters
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Keir Starmer et Donald Trump.
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Londres a finalement jeté l'éponge : après plusieurs mois de controverses, le gouvernement britannique renonce à exiger d'Apple qu'il lui donne accès aux données stockées de manière chiffrées sur iCloud depuis les iPhone. S'appuyant sur une loi passée en 2016, l'UK Investigatory Powers Act, surnommée la « snooper's charter » (la charte des fouineurs) par ses détracteurs, cette demande, lancée en février, s'était heurté à un net refus de l'entreprise à la pomme. Celle-ci a, en effet, depuis quelques années, fait de la protection de la vie privée de ses utilisateurs l'un de ses gros arguments marketing, ce qui l'a également conduite à se frotter au FBI. Elle avait en outre été vertement critiquée par plusieurs associations de défense des droits individuels, dont l'Electronic Frontier Foundation, Liberty et Amnesty International.
Si le gouvernement britannique avait obtenu gain de cause, il aurait pu avoir accès aux données des utilisateurs d'iPhone, y compris lorsque ceux-ci activent le chiffrement de bout en bout. En outre, l'UK Investigatory Powers Act ayant un caractère extraterritorial, les autorités britanniques auraient pu accéder aux données des utilisateurs d'iPhone n'importe où dans le monde, y compris aux États-Unis, pour peu qu'ils soient impliqués dans une enquête mise en œuvre au Royaume-Uni.
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C'est peut-être cette dernière dimension, davantage que l'opposition des associations, qui a finalement eu raison de la détermination du gouvernement britannique. Plusieurs membres de l'administration Trump, dont le président lui-même, ont en effet pris position contre la loi. « Au cours des derniers mois, j'ai collaboré étroitement avec nos partenaires au Royaume-Uni pour faire en sorte que les données des Américains demeurent confidentielles, et que nos droits et libertés constitutionnels soient protégés » a ainsi déclaré la directrice du renseignement national de l'administration Trump, Tulsi Gabbard, sur son compte X.
Guillaume Renouard, à Londres.