Défense : Emmanuel Macron confirme le porte-avions de nouvelle génération
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Vue d'artiste du porte-avions nouvelle génération.
Naval Group
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Vue d'artiste du porte-avions nouvelle génération.
Naval Group
C'était attendu et c'est donc la fin d'un faux suspense. Pour Emmanuel Macron, le temps est enfin venu de confirmer la réalisation du porte-avions de nouvelle génération (PANG), une véritable « cathédrale » pour la Marine nationale en préparation depuis déjà 2018. C'est ce que le Chef de l’État a annoncé dimanche lors de sa visite aux Émirats arabes unis (EAU) auprès des forces françaises basées aux EAU (FFEAU). Il a « décidé de doter la France d’un nouveau porte-avions » évalué à plus de 12 milliards d'euros selon les derniers engagements budgétaires. En 2026, le ministère devrait consacrer environ 370 millions d'euros au PANG, qui sera mis à l'eau à l'horizon 2030.
La décision a été prise cette semaine de lancer ce très grand programme considéré comme stratégique pour la France. Car, « à l’heure des prédateurs, nous devons être forts pour être craints, et en particulier, être forts sur les mers », a expliqué le Chef d l’État. Aussi, « ce nouveau porte-avions sera l’illustration de la puissance de notre Nation, puissance de l’industrie, de la technique, puissance au service de la liberté sur les mers et dans les remous du temps », a-t-il averti. Le futur porte-avions naviguera en principe opérationnellement à partir de 2038. La Marine a beaucoup poussé pour obtenir un successeur au porte-avions Charles de Gaulle au moment de son retrait de service sans générer de lacunes capacitaires entre les deux.
En dépit de certaines voix sceptiques sur ce type de programme, le lancement du PANG était quasi irréversible depuis plusieurs mois. Surtout après la commande annoncée en mai 2024 par le ministère des Armées. Des études préparatoires avaient été lancées en octobre 2018. Puis une première phase de travaux (études de levée de risques, avant-projet sommaire) avait débuté début 2021 à la suite de l’annonce fin 2020 par le président de la République du choix d’une propulsion nucléaire.