Nouveau venu au Salon de l'Automobile de Lyon, le jeune constructeur chinois de véhicules électriques, Xpeng, dresse le bilan de sa première année de commercialisation en France et sa stratégie de développement en Europe.Arrivé dix ans après Tesla et BYD sur le segment des véhicules électriques, la marque chinoise Xpeng, créée en 2014, s’est lancée en France l’an dernier. Une arrivée discrète, dans un marché en ralentissement, qui ne l’a pas empêché de dépasser ses objectifs.
« Nous avons vendu 2 000 véhicules depuis le début de l’année et nous visons 3 600 ventes d’ici à la fin de l’année, et même plus », présente Thomas Rodier, directeur marketing de Xpeng France, sur 380 000 ventes prévues au global. La société, dont le réseau de distribution français est considéré comme rentable, aurait même « un petit peu de mal à suivre la demande », ajoute-t-il.
Car la division française commande à l’entité mère chinoise des véhicules qui sont ensuite distribués à son réseau de 60 concessionnaires comme Jean Lain ou encore Edenauto. Une manière de rassurer les consommateurs avec un argument de proximité.
Un produit haut de gamme
Ce « succès » pourrait également être lié au « backlash » (réaction négative) subit par Tesla (-59 % d'immatriculations sur un an, entre avril 2024 et 2025), après le passage éclair mais marquant d’Elon Musk au Doge. Car Xpeng s’inscrit dans le segment des véhicules haut de gamme avec deux SUV (G6 et G7) et depuis peu, une berline (P7).
« Nos véhicules sont au niveau de véhicules allemands plutôt haut de gamme. On amène une alternative à ce qui se faisait de mieux sur le marché », affirme Thomas Rodier, qui évoque l’importance accordée à la technologie, aux services connectés et aux mises à jour des softwares dans les produits.
Des arguments autrefois portés par la marque américaine Tesla, qui a même maillé une partie du territoire de ses stations de recharge. Et dont les usagers sont clairement ciblés par sa concurrente chinoise.
« Nous visons des personnes qui sont déjà passées à l’électrique, qui viennent de Tesla » ou des clients cherchant un produit « très techno » avec « un prix très compétitif », développe le directeur marketing. Le prix de départ de ses deux SUV débutant autour des 43 000 euros.