BTP : Colas, Volvo et Total Energies testent l'électrification d'un chantier urbain à Lyon
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration : Modèle EWR150 Electric de la gamme Volvo COnstruction Equipment
DR AB Volvo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration : Modèle EWR150 Electric de la gamme Volvo COnstruction Equipment
DR AB Volvo
Au sud de Lyon, le quartier de Confluence est parsemé de grues et d'engins de chantier s'activant pour terrasser des terrains ou monter l'étage d'un nouvel immeuble. Des travaux qui montrent l'effervescence de ce territoire mais aussi les contraintes qui s'exercent sur les milieux urbains. Pour tenter de limiter les pollutions environnementales (CO2, particules fines) mais aussi sonores, Colas, Volvo Trucks France, sa filiale Volvo CE (Volvo Construction Equipement) et Total Energies ont annoncé, mi-mai, s'associer pour électrifier les usages possibles.
Ce partenariat s'est traduit par une première expérimentation menée à Lyon, dans le quartier de Confluence, pendant trois mois afin de démontrer la faisabilité d'une telle solution et comment l'optimiser et le dimensionner pour de futurs projets.
Si Colas possède déjà des véhicules électrifiés, la plupart des véhicules utilisés sur les chantiers demeurent thermiques aujourd'hui.
Cette dernière, prototype figurant parmi les trois nouveaux modèles de pelles électriques annoncés par Volvo CE en janvier dernier et dont la commercialisation dans l'Hexagone est prévue d'ici à la fin de l'année, bénéficie d'une autonomie comprise entre 8h et 10h. En fonction du dimensionnement du chargeur, jusqu'à 80% de la charge peuvent être effectués en une heure.
L'approvisionnement des véhicules électriques est effectué par Total Energies qui livre des cubes d'énergie mobile bas carbone alimentés par des packs batteries de la société PowerCharge dans ce cas précis. Des ravitaillements sont effectués deux à trois fois par semaine en camions électriques à partir de stations situées dans le centre de Lyon ou à Saint-Priest.
« L'expérimentation sur trois mois nous a permis de valider un processus robuste, innovant, fonctionnel», résume le chef de projet. Si le gain d'émissions de CO2 ou de particules fines est « intéressant, il n'est pas significatif » sur un chantier de ce type, admet-il. Mais il peut le devenir à l'échelle du groupe qui s'est fixé un objectif de réduction de 30% des émissions de ses scopes 1 et 2.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
